C’était en septembre 1982. General Motors venait de lancer sa troisième génération de Chevrolet Camaro et, bien sûr, de son équivalente chez Pontiac, la Firebird. Une nouvelle télésérie américaine intitulée Knight Rider (ou K2000 en français) allait utiliser le nouveau bolide de Pontiac pour partager – ou même voler – la vedette avec le comédien David Hasselhoff. La Camaro se vendait peut-être mieux, mais la nouvelle Firebird avec ce museau distinctif et ces phares escamotables avait son charme à elle et force est d’admettre que la série a contribué à ce succès.

Les origines
Selon le site knightrideronline.com, l’origine du concept d’une voiture aussi intelligente qu’un humain est venu lorsque le directeur de la programmation de NBC, Brandon Tartikoff, a avoué à un magazine américain qu’il avait de la difficulté à trouver un acteur masculin capable de bien jouer. Sans entrer dans les détails, disons seulement que l’idée de faire intervenir une « voiture qui parle » simplifiait grandement la tâche de l’acteur principal.

Bien entendu, David Hasselhoff devait quand même jouer et il faut affirmer que la série Knight Rider va  carrément lancer la carrière de ce dernier. La voix de la Trans Am K.I.T.T. (pour Knight Industries Two Thousand) était, quant à elle, interprétée par William Daniels.

Le synopsis
Selon l’histoire de la télésérie, un milliardaire du nom de Wilton Knight va inventer un ordinateur très puissant qui sera utilisé notamment par le gouvernement américain. Ce dernier va également fonder la F.L.A.G. (Fondation pour la Loi et le Gouvernement), un organisme indépendant qui lutte contre le crime.
Le policier Michael Long blessé par balle lors d’une opération sera pris en charge par le F.L.A.G. Ce dernier sera officiellement déclaré mort même si, dans les faits, il sera simplement rebaptisé Michael Knight.  De plus, il va subir une chirurgie plastique pour ressembler au fils du milliardaire Knight.

Wilton Knight avait aussi repris son invention pour l’implanter dans une voiture afin qu’elle serve son organisation. Vous devinez la suite. Michael Knight deviendra le pilote de K.I.T.T., la Trans Am intelligente, et tous deux combattront le crime ensemble au fil d’aventures rocambolesques et riches en effets spéciaux!La télésérie sera diffusée pendant quatre saisons complètes sur le réseau NBC aux États-Unis, tandis que le public québécois aura droit à la version traduite.

K.I.T.T., une Trans Am noire et quoi encore?

Pour des raisons évidentes, les concepteurs de la télésérie ne vont pas trop altérer la Trans Am au niveau cosmétique. Il fallait tout de même que les amateurs du modèle puissent s’identifier à ce héros sur 4 roues tiré du catalogue de GM. Malgré tout, K.I.T.T. recevait ce museau allongé qui cachait cette rangée de 6 phares surplombée par ce radar rouge dissimulé sous le capot. Ce dernier permettait notamment à cette voiture intelligente de voir autour d’elle. Les puristes savaient déjà que cette Trans Am était équipée du capot spécial avec entrée d’air, tandis que le toit en T et les feux arrière fumés faisaient également partie de ce look méchant. Finalement, les enjoliveurs noirs complétaient l’ensemble.

Un attirail plus que complet
 Mais, ce qui impressionnait encore plus dans cette série, c’était tout l’arsenal que K.I.T.T. pouvait déployer pour combattre le crime. La liste de gadgets et de technologies était interminable, mais certaines d’entre elles méritent qu’on s’y attarde plus longuement.

K.I.T.T. était un ordinateur hyper intelligent, ce qui permettait à la voiture de penser, communiquer et d’interagir avec les humains et surtout avec Michael Knight, son agent prédestiné. La voiture pouvait s’autoconduire si la situation le demandait. D’ailleurs, la mécanique officielle de cette supervoiture était un turboréacteur géré par une transmission automatique à 8 rapports, de la pure science-fiction en 1982! Le 0-100 km/h ne prenait que 2 secondes, tandis que la vitesse maximale était limitée à 322 km/h et même à plus de 480 km/h lors de la quatrième et dernière saison. De la pure science-fiction qu’on vous disait! Deux fusées montées derrière les roues avant permettaient également à la voiture de pouvoir sauter par-dessus des obstacles en travers de sa route ou simplement de pouvoir déplacer d’autres véhicules en danger.

Puisque K.I.T.T. était un véhicule destiné à combattre le crime, sa carrosserie était presque impénétrable, que ce soit par des armes à feu ou même lors des collisions graves. Il n’y avait que les missiles et l’artillerie lourde qui pouvait endommager la voiture. Bien sûr, cette coquille indestructible pouvait également résister à des chaleurs de plus de 426 degrés Celsius. Tout à fait logique!

Un autre élément qui séparait K.I.T.T. des autres véhicules était sa capacité à parler, et ce, dans 3 langues, soit l’anglais, le français et l’espagnol. L’ordinateur pouvait même s’adapter aux différents accents d’une région particulière. La Pontiac avait également la capacité de pouvoir voir à des kilomètres à la ronde, de sentir et même d’écouter ce qui se tramait dans les parages.

K.I.T.T. proposait 3 modes de conduite : Normal, Auto et Poursuite. Le premier faisait intervenir le conducteur, même si la voiture pouvait intervenir à n’importe quel moment. Le deuxième mode donnait à la voiture le plein contrôle, tandis que le mode poursuite donnait le contrôle au conducteur et à l’ordinateur à la fois puisque ce dernier pouvait réagir plus rapidement que l’être humain. Lors de la dernière saison, le mode Super Poursuite autorisait la voiture à atteindre des vitesses encore plus extrêmes.

Bien entendu, les réalisateurs de la série ont exploité la Trans Am à toutes les sauces puisque chaque nouvel épisode représentait une excuse pour présenter un nouveau gadget ou une nouvelle arme. Du mode silencieux (la voiture ne faisait pas de bruit en roulant) à l’écran de fumée combiné aux jets d’huile laissés sur la chaussée derrière la voiture, sans oublier le lance-flamme, K.I.T.T. pouvait être équipé  de n’importe quel équipement possible et inimaginable.

La suspension pouvait s’élever en hauteur pour permettre à la voiture de mieux affronter les terrains difficiles, tandis que les pneus pouvaient être dégonflés ou regonflés automatiquement par l’ordinateur de bord. La voiture pouvait également conduire sur la neige ou sur l’eau. Mentionnons aussi que K.I.T.T. pouvait rouler sur à peu près n’importe quel carburant, même si
l’hydrogène était celui de choix pour propulser la mécanique à réaction.

Bref, cette voiture nous a fait rêver, même si parfois, les trucs qu’elle déployait étaient du domaine de l’imaginaire. Et même s’il y a eu quelques tentatives plus ou moins réussies de reprendre le concept à la télé ou au cinéma, il n’en demeure pas moins que c’est la série originale qui restera toujours la plus mémorable, et ce, surtout à cause d’une seule et unique voiture, la Pontiac Trans Am K.I.T.T.

Contenu connexe :