Je ne veux pas être ironique (quoique) mais simplement être réaliste. Il ne faut jamais se fier aux sondages qui nous affirment une vérité absolue pour nous dire exactement le contraire la semaine suivante. Chaque groupe de lobbyistes se sert d’un groupe cible pour leur faire croire leur réalité. Alors ceux qui se plaisent à dire que l’on peut vivre sans voiture, que l’automobile est le mal du siècle, le cancer de la société n’ont probablement pas grand-chose à faire de leur journée. Je lisais la semaine dernière que plus de 46% des gens qui vivent dans les grandes villes vont travailler à pied. C’est sans doute vrai, mais il y a un autre 54% qui ne va pas travailler à pied. Les villages qui se trouvent à plus d’une heure des grands centres urbains comme Montréal et Québec sont aujourd’hui devenus des banlieues. Il y a 3 couronnes autour de l’île de Montréal. Ce n’est certainement pas ces gens-là qui vont travailler à pied.
Il n’existe pas de solutions magiques. Ce n’est pas en forçant les gens à prendre les transports en commun que l’on diminuera le nombre de voitures. Au contraire, le nombre de véhicules ne cesse d’augmenter, car le transport en commun est mal adapté et trop lent dans bien des cas. Même si vous créez toutes les pistes cyclables du monde, les cyclistes vont encore prendre les trottoirs et les petites rues qui sont moins fréquentées et plus rapides. Il faut utiliser une approche concertée. La population des banlieues s’est multipliée par dix depuis une génération et aucune nouvelle infrastructure routière n’a été ajoutée. Le transport en commun s’est à peine amélioré, le réseau de Métro va bien du côté de Laval, mais c’est à peu près tout. Il faut faire mieux dans tous les domaines y compris l’automobile.
Le transport en commun doit faire mieux et si plus de gens peuvent aller travailler à vélo ou à pied, tant mieux. Mais il faut aussi réaliser que l’automobile sera le transport de choix pour une majorité de gens dans les années à venir. Il faut aussi améliorer l’accessibilité, le réseau routier et rendre ces véhicules moins polluants. Mais il faut arrêter de voir l’automobile comme un ennemi public.
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