Cette façon de faire peut choquer les puristes, mais elle a l’avantage de faire augmenter les ventes. Au début de l’hiver, nous avons eu la chance de pouvoir essayer une berline Impreza équipée d’une nouvelle transmission CVT. Même si cette dernière l’a remporté devant sa rivale d’un jour, la Mitsubishi Lancer SE AWC, nos conclusions étaient les mêmes : Subaru a assagi sa petite Impreza dans le but d’améliorer la consommation d’essence, notamment. Il y a bien sûr du Toyota là-dessous, et force est d’admettre que les véhicules Subaru ont bien besoin de l’expertise du géant nippon en la matière.
Toutefois, un récent essai routier d’une version 5 portes à transmission manuelle de l’Impreza m’a permis de constater que le constructeur n’a peut-être pas complètement perdu son caractère marginal après tout. Dans la version à boîte automatique, le vrombissement du moteur boxer est à peine perceptible. L’Impreza à boîte manuelle est plus expressive à ce niveau. À cet effet, la précision du levier de transmission n’est pas tellement plus précise que par le passé.
Si la réduction de puissance saute aux yeux lors des grandes ascensions en milieu campagnard, la consommation de carburant a au moins le mérite d’être plus raisonnable que par le passé. Quant à la tenue de route assurée par la traction intégrale à prise constante, elle est toujours aussi rassurante. Le confort n’est pas si mal non plus, même si le niveau sonore à bord pourrait être abaissé.
Mais ce qui compte avant tout, c’est que Subaru offre encore une Impreza digne des anciennes versions. Bien sûr, la voiture n’est pas parfaite et elle a tout de même perdu de ce caractère qui la rendait unique, mais les inconditionnels de l’écusson devraient s’y retrouver. C’est le prix à payer pour s’assurer qu’un modèle connaisse du succès dans la colonne des ventes!
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