Le règne du RR Sport au sein de la gamme Land Rover est toutefois sur le point de changer. En effet, depuis l’arrivée du Range Rover Evoque, les concessionnaires doublent carrément leurs chiffres de ventes mensuels. Esthétiquement très aguichant, luxueux, performant et surtout, pas trop gourmand, ce nouveau-né donne assurément un nouveau souffle à la marque, qui n’avait jusqu’ici jamais réussie à véritablement s’implanter dans le créneau des VUS compacts de luxe. À ce chapitre, les X3, Q5, GLK et RDX menaient le bal…
Land Rover m’ayant confié le Range Rover Evoque en début de semaine, j’ai décidé d’aller faire une petite ballade. À tous les niveaux, le véhicule m’a impressionné. Le petit quatre cylindres turbocompressé est nerveux, le confort et les performances sont exceptionnels et le niveau de luxe n’a rien à envier à la concurrence, ce qui n’est pas tout le temps le cas lorsqu’on s’attarde aux autres produits de la marque.
Convaincu, il ne me restait qu’une chose à faire, soit faire une courte escapade hors des sentiers battus. Ce que je fis. Mais hélas, la ballade fut encore plus courte que ce que je ne pensais. En fait, je m’étais rendu tout près d’un « pit » de sable situé à proximité du quartier industriel de Terrebonne Ouest, où j’ai l’habitude de me rendre pour prendre quelques clichés des véhicules que je mets à l’essai. Sur place, l’idée d’aller jouer dans le sable m’est apparue. Quelle bonne idée…
C’est qu’en fait, j’avais d’abord surestimé les qualités hors route de l’Evoque, qui finalement, n’a pas grand-chose de plus à offrir que les autres VUS du genre. Oui, le débattement de la suspension est réglable, et on nous propose divers mode de conduite selon le type de surface sur lequel on circule. Mais il n’est demeure pas moins que les systèmes d’assistance à la conduite, mal adaptés à la conduite hors route, constituent finalement un handicap.
Je n’oserais toutefois pas mettre le blâme que sur le véhicule, parce qu’en réalité, ma maladresse s’est tout compte fait avérée la cause de mon incident. Et cet incident, vous le devinez j’imagine…
Comme en témoignent les photos, je suis donc resté pris sur une bute de sable, après m’être immobilisé justement dans le but de prendre quelques photos. Accoté en plein centre sur un sable très meuble, j’ai tenté de me dégager très délicatement. Hélas, je ne faisais que creuser ma tombe. Et, comme de fait, je suis resté coincé.
Par chance, je mets aussi à l’essai cette semaine un Ford F-150 FX4 à 4 roues motrices. Ne demeurant qu’à quelques kilomètres de là, j’ai donc appelé un ami pour que ce dernier vienne me rejoindre avec le camion, afin qu’on tire le Range Rover du pétrin. Câble à la main, il s’est présenté avec le F-150, en me riant évidemment au visage, l’air de dire…(quossé qu’t’a fait là!). Et il avait un peu raison. Je m’étais mis dans le pétrin…comme un imbécile!
Deux heures plus tard, et avec l’aide d’une troisième personne qui s’est jointe à nous, nous avons finalement réussis à le sortir de là. Il faut dire que l’absence de crochets d’encrage à l’avant ne nous rendait pas la tâche facile, pas plus que la surface sablonneuse. Car même le F-150 creusait son trou en travaillant pour tirer le Range Rover d’affaire.
De retour à la maison, mes souliers étaient pleins de sable. Mais ce n’était rien à comparer du véhicule qui lui, avait sérieusement besoin d’une bonne douche. Je me suis donc rendu ce matin au lave-auto pour une séance de nettoyage intensive. À mon arrivée, le visage du propriétaire du lave-auto parlait de lui-même.
Une bonne heure de travail, et le tour était joué. Heureusement, car ce même Range Rover se retrouvera à l’écran dès demain pour une chronique que j’effectuerai à l’émission C’est Extra. Ouf…je l’ai échappé belle…
Donc, un gros merci à Yannick et Edmond Dubé qui m’ont aidé à déprendre le véhicule, et à l’équipe du lave-auto Rendez-Vous de Blainville, pour avoir nettoyé avec brio, mon joli dégât…
Et oui, la prochaine fois, j’userai de sagesse…
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