Trois ans plus tard, Hyundai revient avec une Genesis renouvelée et passablement plus généreuse au niveau des groupes motopropulseurs. Le 4-cylindres de 2,0-litres offre dorénavant assez de puissance (274 chevaux) pour l’amateur à la recherche d’un coupé équilibré, tandis que le V6 de 3,8-litres (348 chevaux) a carrément le coupé G37 d’Infiniti – ainsi que la Nissan 370Z – dans sa mire.
Comme il s’agit d’une refonte de mi-parcours, Hyundai n’a pas tout changé. La ligne sympathique de la Genesis demeure, mais le bouclier est plus agressif qu’auparavant. Certains aiment, d’autres pas. Pour ma part, je trouve le dessin réussi, mais je ne trouve pas que cette Hyundai est la plus belle de la gamme. Les goûts, ça ne se discute pas et votre opinion est aussi valable que le mien! Quant aux fausses trappes d’aération sur le capot, elles font déjà l’objet de discussions sur les forums de discussions. Les blocs optiques sont toutefois très jolis et les nouvelles jantes confirment que ce modèle a été révisé.
L’ambiance à l’intérieur a elle aussi été altérée, mais l’ensemble demeure familier. La planche de bord gagne ces jauges très « tuning » en plein centre de la console, tandis que l’écran de navigation est plus facile à consulter. Je n’irai pas jusqu’à dire que la qualité d’exécution est aussi bien ficelée que dans un coupé G37, mais le constructeur Hyundai prouve encore une fois qu’il n’entend plus à jouer les seconds violons. D’ailleurs, une Genesis Coupé entièrement équipée débute à 40 479$, tandis qu’un coupé G de base propose un prix plancher de 46 800$. À vous de faire le calcul!
Outre tous ces petits détails, c’est réellement la conduite de ce coupé à moteur V6 qui a retenu mon attention. Le coupé Genesis 2013 n’a pas nécessairement les aptitudes pour être considéré comme une authentique voiture sport, mais il faut l’admettre, l’édition 3.8GT porte très bien son nom. Une GT est le genre de voiture parfaite pour partir le dimanche après-midi sur une route sinueuse. Le son du moteur doit être musical, le confort doit être à la hauteur, tandis la tenue de route ne doit pas être un handicap pour le pilote de fin de semaine.
La Genesis Coupé 3.8GT 2013 accomplit toutes ces tâches sans rouspéter. Les accélérations sont très linéaires, les freinages très mordants grâce au système tiré du catalogue Brembo et la direction plus précise est juste assez lourde. Débranchez l’antipatinage et vous pourrez également pratiquer vos dérapages contrôlés. Un autre point que j’ai remarqué concerne le levier de vitesse. Sans être le plus chirurgical du marché, cette composante de la voiture a gagné en précision, ce qui n’est pas désagréable du tout.
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Hyundai a donc entre les mains un coupé capable de rivaliser avec la G d’Infiniti. yundai devrait-il songer à produire une berline basée sur la même plateforme que son coupé?
