Si vous aimez les voitures et que vous aviez l’âge de raison au milieu des années 80, le film No Man's Land ne vous est certainement pas inconnu. Ce long métrage raconte les péripéties d’un réseau de criminels dont la spécialité est le vol de voitures Porsche.

L’auteur de ces lignes avait 19 ans lors de la sortie de ce film le 23 octobre 1987 et au cours des années qui ont suivi, s’il ne l’a pas visionné 25 fois, il ne l’a pas vu une seule fois. Heureusement, d’autres cas de ce genre ont été répertoriés. Lorsqu’on fouille un peu sur le Net, on réalise que No Man's Land en a marqué plusieurs, spécialement ceux qui ont tendance à ressentir une petite faiblesse lorsqu’ils aperçoivent une Porsche 911. 

Dans No Man's Land, il en pleut, des 911. Un régal!


Trio d’acteurs intéressant
Le scénario de No Man's Land est bien ficelé, intéressant et facile à suivre. Cependant, sans la présence de trois excellents interprètes, le visionnement de ce film aurait certainement une autre saveur. La présence d’acteurs de renom ajoute à sa crédibilité. 

Dans le rôle du vilain qui chapeaute le réseau de voleurs de Porsche, on retrouve Charlie Sheen (Ted Varrick). Ironiquement, la propension au vice de son personnage relève de la prophétie. Plusieurs connaissent les tribulations de ce célèbre acteur aujourd’hui…
 
Il est accompagné à l’écran par D. B. Sweeny (Benjamin Taylor et Bill Isles) qui joue le rôle d’un jeune policier qui, à titre d’agent double, infiltre le réseau de voleurs de Porsche afin d’élucider le meurtre d’un autre policier, tué alors qu’il enquêtait sur ce même réseau. Il est affecté à cette tâche par son supérieur, Randy Quaid (Vincent Bracey), qui incarne un lieutenant. 

Fait amusant, Brad Pitt fait ses débuts au cinéma dans ce film alors qu’il joue le rôle (muet) d’un serveur dans une boîte de nuit. Il avait 23 ans à l’époque. 

Une histoire simple
Ce qui contribue souvent au succès d’un film, c’est la qualité de son scénario. Celui de No Man's Land, sans avoir réinventé le genre, a la qualité d’être efficace et simple à suivre. Suite au meurtre d’un agent double qui enquêtait sur un réseau de voleurs de Porsche, un jeune policier, Benjamin Taylor, est recruté afin d’infiltrer à son tour ce réseau. Il est choisi en raison de son jeune âge et de ses connaissances exhaustives des mécaniques des voitures allemandes. 

Rapidement, il se lie d’amitié avec Ted Varrick, soupçonné d’être l’homme responsable du meurtre de l’agent double. Son enquête l’amène à découvrir la présence d’un autre réseau, rival du premier. Cela aura pour conséquence de lui faire croire en l’innocence de son nouvel ami, Ted Varrick. 

Plus le film progresse, plus les deux hommes se rapprochent au point où Ted Varrick met Benjamin Taylor au parfum de ses activités criminelles, nommément le vol de voitures et le recel de pièces. Les deux se livreront d’ailleurs à plusieurs subtilisations de voitures, des scènes qu’on aime voir et revoir. 

Bien entendu vient le moment où la véritable identité de Benjamin Taylor est mise à jour, moment où le film bascule. On ne vous en dit pas plus.

Les Porsche
Bien sûr, les grandes vedettes de ce film, ce sont les différentes Porsche. Et, à l’époque, il faut se rappeler que la Boxster n’existe pas, pas plus que les Cayman, Cayenne ou Panamera. Tout tourne autour des 911.  

On les découvre à la dizaine, en passant par un exemplaire de 1967 qui fait une brève apparition à une version SC Carbrio 1983 conduite par Charlie Sheen lui-même. Une version Targa, une variante S, un exemplaire turbo et même une à museau plat gracient également l’écran. Les réalisateurs font aussi un clin d’œil au passé de la 911 alors que quelques versions de la 356 peuvent être brièvement aperçues. 

Le rêve
Le policier Taylor, qui est affecté à la dure tâche de baigner dans un univers où on ne retrouve que des Porsche, est âgé de 22 ans. Lorsqu’on visionne ce film alors qu’on a à peu près cet âge, il est difficile de ne pas rêver et de s’imaginer à sa place. C’est un peu la magie de No Man's Land. Et, pour être bien francs, l’effet est pas mal similaire dans la jeune quarantaine.  

Poursuites inégales
On le devine, tous les vols de voitures ne tournent pas bien. Dans un cas en particulier, Charlie Sheen et D.B. Sweeny sont pris en chasse par les hommes de main du chef de la bande rivale. La poursuite, toutefois, ne se fait pas à armes égales. Elle implique une Porsche 911 Turbo 1975 et deux voitures américaines : une Lincoln Continental Mark V 1977 et une Chevrolet Camaro 1982. Dans les deux cas, l’agilité n’est pas leur principale carte de visite. 

Lors de cette poursuite, on prend plaisir à dénoter certaines erreurs, surtout lorsqu’on visionne le film pour une 26e fois. Vous trouverez les explications relatives à ces dernières dans la galerie photo qui accompagne cet article. 

Conclusion
No Man's Land est un film qui a été accueilli plutôt froidement par la critique. Pourtant, lorsqu’on consulte les commentaires des amateurs à propos de ce film, on retrouve plus de positif que de négatif. Chose certaine, l’amateur de voitures a un parti pris. Comment critiquer un film qui fait honneur à la Porsche 911? 

De plus, avec le temps, on prend plaisir à revoir Charlie Sheen à ses débuts au cinéma alors que ce dernier connaissait la gloire grâce à deux autres de ses films sortis à l’époque, soit Wall Street et Platoon. 

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Fiche technique
Titre original : No Man's Land
Version française : 260 chrono
Année : 1987
Date de sortie : 23 octobre 1987
Réalisateur : Peter Werner
Durée : 106 minutes
Acteurs principaux : Charlie Sheen (Ted Varrick), D. B. Sweeny (Benjamin Taylor et Bill Isles), Randy Quaid (Vincent Bracey) et Lara Harrs (Ann Varrick)
Budget : N. D. 
Recettes : 2 877 571 $
Voitures vedettes : Porsche 911 Tubo 1975, Porsche 911 Targa, Lincoln Continental Mark V 1977 et Chevrolet Camaro 1982