Cette semaine, c’est autour du classique Bad Boys de faire son entrée dans notre registre de films dédiés au cinéma et à la voiture. Présentée pour la première fois en 1995, Bad Boys met en vedette le populaire Will Smith qui incarne un policier de Miami. Il est flanqué de Martin Lawrence, campé dans le rôle de son partenaire. Ensemble, ils doivent intercepter des trafiquants de drogues qui ont eu le culot de voler la marchandise qu’ils s’étaient fait saisir grâce à une enquête menée eux-mêmes.
Respectant sur toute la ligne le style des films d’action mettant en relief des bons et des méchants, on retrouve dans Bad Boys tous les ingrédients qui font de ces films des succès aux guichets, soit des fusillades, des batailles, des explosions et, bien sûr, des poursuites de voitures.
Ce dernier élément nous interpelle tout particulièrement.
Jerry Bruckheimer
Ce nom vous dit-il quelque chose? Au milieu des années 90, Jerry Buckheimer est considéré dans le milieu comme un des maîtres de la production de films d’action. Son nom a été associé à des longs métrages comme Bervely Hills Cop, Days of Thunder, The Rock, Con Air et Gone in Sixty Seconds, entre autres.
Règle générale, lorsqu’on aperçoit son nom au générique, on ne s’ennuie pas à l’écran.
Lorsque vient le temps de réaliser Bad Boys, c’est Michael Bay qui est choisi pour en être le réalisateur. Ce sera son premier long métrage dans ce rôle. Présentement, c’est lui qui est derrière la série des films Transformers.
Deux vedettes
Quant aux deux acteurs principaux de Bad Boys, les noms de Dana Carvey et de Jon Lovitz étaient d’abord dans la mire de Jerry Bruckheimer et de son partenaire, Don Simpson. En bout de piste, c’est à Will Smith et Martin Lawrence qu’ont été offerts les rôles, une décision que n’ont certainement pas regrettée les producteurs.
C’est peut-être ce qui a sauvé le film, aussi. Le réalisateur Michael Bay n’était pas entiché du scénario et a donné libre cours aux talents d’improvisateurs des deux acteurs afin que ces derniers ajoutent leurs touches personnelles à certaines des scènes. En conséquence, on obtient par moment des échanges savoureux. Ironiquement, l’une des improvisations des acteurs concerne la façon de conduire du personnage joué par Martin Lawrence (Marcus Burnett), manière jugée trop timide par son partenaire incarné par Will Smith (Mike Lowery).
Cascades prévisibles
Bien sûr, un film d’action mettant en vedette des policiers et des truands ne peut pas être autre chose qu’une poursuite entre les bons et les méchants. Le traitement qui est fait de cette thématique dans Bad Boys est commun, mais si on laisse son sens critique de côté pendant quelques heures, on passe un bon moment et on se laisse divertir.
Bien sûr, nombre de poursuites dans ce film impliquent des voitures. Dans la première partie, on aperçoit une foule de produits, mais de façon très sporadique. La Porsche 911 turbo que conduit Mike Lowery revient un peu plus souvent à l’écran cependant que la Volvo 1979 du père de famille Marcus Burnett n’est que très brièvement aperçue, stationnée ici et là, jamais en mouvement.
Notre intérêt envers les voitures est plus éveillé à la fin du long métrage alors qu’une poursuite à travers la ville de Miami nous en fait voir de toutes les couleurs. Là, de nombreux véhicules sont saccagés et la beauté de la chose, c’est qu’on nous fait voir des bolides qu’on a moins l’occasion de voir à l’écran. Par exemple, paradent brièvement devant nos yeux une Mercury Topaz 1992, une Chevrolet Monte Carlo 1981, une Buick Skyhawk 1982 et un Ford Bronco 1982. Vous pouvez admirer ces perles, ou ces horreurs, selon vos goûts, dans notre galerie photo.
Petit budget?
Lorsqu’on retrouve des véhicules de moins grande valeur dans un film, c’est souvent en raison du budget dont disposait l’équipe de production. C’est vrai dans le cas de Bad Boys. Les véhicules qui sont détruits dans le film pourraient être caractérisés de minounes alors que les bolides ayant un peu plus de valeur réussissent miraculeusement à éviter toute égratignure.
Il y a bien cette réplique de Shelby Cobra qui est détruite à la fin du film, mais encore là, on peut voir que la voiture est sur des roulettes lorsqu’elle est projetée dans un muret de ciment, ce qui nous laisse croire qu’on avait retiré le moteur et d’autres pièces de valeur avant de détruire la coquille de la voiture.
Quant à la Porsche 911 Turbo du personnage de Mike Lowery, n’ayez crainte, elle ne se fait pas abîmer.
Conclusion
Possédant cet esprit propre aux années 90, Bad Boys fait dans le cliché, mais se laisse écouter facilement. Il faut cependant garder en tête une certaine légèreté, car c’est le ton qui est donné à cette comédie policière qui, en fin de compte, ne se prend pas très au sérieux.
Ce qui est plus sérieux, c’est la mécanique qui défile dans ce long métrage. Là, il y a de quoi se rappeler de beaux souvenirs.
Fiche technique
Titre original : Bad Boys
Version française : Mauvais garçons
Année : 1995
Date de sortie : 7 avril 1995
Réalisateur : Michael Bay
Durée : 118 minutes
Acteurs principaux : Will Smith (Mike Lowery), Martin Lawrence (Marcus Burnett), Tea Leoni (Julie Mott) et Tchéky Karyo (Fouchet)
Budget : 10 000 000 $
Recettes : 140 800 000 $
Voitures vedettes : Porsche 911 turbo 1995, Ford Bronco 1982, Dodge Diplomat 1981, Ford LTD Crown Victoria 1986