Comme la smart fortwo électrique, le smart ebike ne pollue pas. Comme la petite citadine à deux places, il occupe peu d'espace dans la circulation. La fortwo n'utilise qu'une demi-case de stationnement? On peut disposer au moins cinq ou six smart ebike dans une seule case.
Voyez? Qui d'autre que l'urbaine smart pouvait se lancer dans la mise en marché d'un vélo électrique? Les mauvaises langues diront que la marque a besoin "d'à-côtés" pour survivre. Après tout: en connaissez-vous beaucoup, vous, des constructeurs qui n'ont (actuellement) qu'un seul modèle à offrir?
Deux arrivées qui ne coïncident pas
C'est à Berlin, le long de ce qui reste du "Mur", que nous avons testé les vélos smart ebike. Ceux-ci débarqueront au Canada en juillet (2012), presque un an avant que ne débarquent leurs contreparties à quatre roues. Car bien qu'on l'attende depuis près de deux ans maintenant, la smart fortwo électrique ne sera officiellement commercialisée qu'au printemps 2013 (à ce sujet, lisez notre texte sur la 3e génération de l'électrique).
Dommage que les deux arrivées ne coïncident pas. Parce qu'au départ, le smart ebike a été conçu pour s'installer sur une plateforme de support, fixée à la smart fortwo qui, merci au pouvoir des raccordements, accepte de recharger la batterie du vélo.
Mais bon, le smart ebike peut quand même être vendu sans l'accessoire "voiture". Et c'est ce qu'entend faire les concessionnaires smart canadiens dès juillet.
Suffira de verser 3240$ canadiens (plus taxes) pour obtenir ce joujou à deux roues au physique contemporain - physique qui a d'ailleurs remporté l'un des prestigieux prix de design Red Dot.
Notez que si le constructeur smart (une filiale de Daimler) est à l’origine du design et du développement de l'ebike, la production a été cependant été confiée à Grace, un fabricant berlinois de vélos électriques.
Ce n'est pas donné
Allez, dites-le: vous avez sourcillé. C'est que 3240$ canadiens, ce n'est pas donné pour un vélo électrique.
Mais c'est le prix à payer pour une technologie avancée - pensez éclairage DEL, freins à disques hydrauliques arrière comme avant et, pour remplacer la traditionnelle chaîne, un entraînement par courroie crantée en carbone qui n'a besoin ni d'entretien, ni de lubrifiant. Fini, le graissage de mollet...
Les roues de 26 pouces sont des Continental EcoContact Plus, renforcées pour éviter les crevaisons. Le dérailleur intégré compte trois vitesses, mais c'est surtout le système Pedelec (pour Pedal Electric Cycle) qui attire la curiosité. D'abord parce qu'il est intégré à même le moyeu de la roue arrière, mais aussi parce qu'il se met en action uniquement lorsque le cycliste commence à pédaler.
Celui-ci s'arrête? Comme pour une voiture hybride, l'énergie du freinage est alors récupérée dans la batterie (de lithium-ion, pour 423kW), elle-même habilement dissimulée dans le cadre du châssis.
Le long du Mur
En tout temps, l'ordinateur de bord permet de voir où on en est, côté autonomie électrique. Une fois complètement chargé (jusqu'à cinq heures à la prise résidentielle), il paraît qu'on pourrait rouler jusqu'à 100km en basse assistance avant de se retrouver sans jus. À l'époque où le Mur de Berlin s'étirait sur 155 kilomètres, on aurait pu en longer une grande partie.
Mais enclenchez l'assistance la plus élevée des quatre modes et nul doute que cette autonomie sera réduite d'autant. À l'opposé, on peut engager les modes "contre-assistance" qui font que pédaler devient alors une épreuve de résistance.
Ceux qui veulent un entraînement d'endurance aimeront devoir forcer plus que nature pour avancer. Mais ceux qui choisissent de payer autant de bidous pour un vélo électrique préféreront définitivement le "boost" des démarrages électriques, beaucoup plus canons qu'on ne pourrait l'imaginer vu le poids (loin d'être plume) du smart ebike.
Prise USB comprise!
En Europe, où piloter tout engin qui dépasse les 25km/h requiert un permis de conduire, la vitesse du smart ebike est limitée. Même que passée cette vitesse, on sent une désagréable résistance qui vient briser le momentum.
Voilà pourquoi les smart ebikes qui s'amèneront en Amérique du Nord permettront, avec leurs 350 Watts de puissance (contre 250 Watts sur le Vieux Continent), des vitesse dépassant les 30km/h.
Évidemment, nous préférerions qu'aucune limite ne soit imposée, mais bon: s'il veut porter sa désignation "smart", le ebike doit se montrer quand même un brin raisonnable.
Raisonnable et pratique, aussi. Voilà pourquoi le smart ebike, qui veut conquérir les pistes cyclables et les centres-villes du monde entier, offrira une prise USB.
Eh bien quoi, il faut bien brancher son téléphone intelligent et son GPS, non?
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Le design est digne d'une smart: moderne et efficace, avec une bonne dose d'impertinence. La tenue de route est bonne - malgré qu'on roule sur deux et non quatre roues. Le siège conducteur - la seule place à bord - est... bon, admettons, pas très confo. Et pas chauffant. Par contre, le volant - pardon, le guidon est fort agréable en paume. Surtout, on a droit à du zéro émission, merci au moteur électrique qui fait que l'huile de jambe n'est pas l'unique source de propulsion. Bienvenue sur le nouveau vélo électrique smart ebike.














