Ottawa, ON – C’est dans notre capitale nationale que Chevrolet avait convié la presse canadienne pour le lancement de son p’tit dernier, le Trax 2013. De son côté, Dame Nature voulait absolument que les journalistes présents puissent découvrir ce dont était capable le plus petit des véhicules multisegments de GM en mode hiver – une tempête de neige étant au menu de notre journée d’essai. Voici donc le compte-rendu de ces premiers kilomètres au volant du plus petit segment de la marque.

Belle gueule, trois saveurs
Le Chevrolet Trax 2013 repose sur la même plateforme que la sous-compacte Sonic et, bien entendu, celle du Buick Encore. La division vise une jeune clientèle majoritairement urbaine qui n’a pas besoin de l’espace additionnel d’un VUS compact comme le Chevrolet Equinox ou même le plus familial Orlando.

Chevrolet vient donc s’inscrire dans cet autre segment déjà peuplé par les Nissan Juke et Suzuki SX4 de ce monde. Le constructeur américain a plutôt le Hyundai Tucson dans sa mire, mais en termes de dimensions, le véhicule coréen est plus imposant à tous les niveaux.

Une chose est certaine : le Chevrolet Trax n’est pas laid avec ses arêtes découpées au couteau et ses ailes élargies. Même la grille de calandre à deux étages a sa place dans ce design international – le Trax est destiné à une commercialisation à l’échelle mondiale à l’exception des États-Unis qui n’aura droit qu’au Buick Encore.

Bien entendu, la livrée LTZ équipée des jantes à cinq branches de 18 pouces est la plus aguichante, mais il faut prévoir un budget d’au moins 27 380$ pour prendre place à bord d’une édition à traction avant et 29 330$ pour celle qui porte l’écusson AWD.

Au bas de la gamme, la version LS n’a droit qu’à des jantes en acier recouvertes d’enjoliveurs – oui, ça existe encore – tandis que cette dernière est disponible seulement avec les roues motrices avant pour un prix plancher de 18 495$, et ce, sans air conditionné (1450$), ni transmission automatique (1250$). En fait, si vous êtes un adepte des « trois pédales », il n’y a que la LS qui peut répondre à vos besoins.

Finalement, le milieu de la gamme (1LT et 2LT) risque d’être le plus populaire auprès des consommateurs, le degré d’équipements étant bien balancé, tandis qu’il est possible de commander le véhicule en mode traction avant ou intégrale, le tout avec une boîte automatique seulement.

Habitacle : belle ambiance, mais…
Étant donnée la taille du Trax, vous ne serez pas étonnés d’apprendre qu’on monte à bord aisément, les sièges étant justes à la bonne hauteur pour une entrée sans histoire. Les places avant sont invitantes, tandis que le dessin de la planche de bord est moderne et fidèle aux plus récents modèles du constructeur. Le caractère économique du véhicule veut obligatoirement dire qu’il faut composer avec du plastique dur un peu partout et du tissu sur la sellerie, mais bon, il ne s’agit pas ici d’une faute, mais bien d’un constat.

Ceux qui veulent absolument un univers plus cossu devront regarder du côté de l’édition 2LT ou carrément la LTZ. Notez que notre périple nous a permis de découvrir que l’assemblage de certains panneaux intérieurs n’était pas uniforme sur tous les modèles. Les gens de Chevrolet ont rétorqué que cette situation était due au fait que nous conduisions des modèles de pré production. Il faudra donc surveiller ce détail lors d’un prochain essai.

Si l’avant est tout à fait dans les normes en matière d’espace pour les passagers, la deuxième rangée est plus à l’étroit, comme c’est souvent le cas dans cette catégorie. Encore une fois, le Trax est inférieur au Hyundai Tucson, et ce, à tous les niveaux, même dans le coffre. De plus, il semble que les stratèges de GM ne pensent pas aux conducteurs canadiens puisque seule l’édition LTZ peut être munie des sièges chauffants à l’avant.

Au chapitre de la technologie intérieure, le Trax peut être équipé du système MyLink Touch qui permet de relier votre téléphone cellulaire ou votre appareil MP3 via la technologie Bluetooth, l’écran multifonction étant également tactile. Il est toutefois déplorable que pour avoir droit à un système de navigation, il faille attendre le printemps et acheter l’application BringGo via son téléphone intelligent. Pourquoi ne pas offrir simplement un système maison?

Petit moteur efficace
Les ingénieurs de GM n’ont pas cherché à réinventer la roue en élaborant le Trax 2013. Sous le capot se trouve le même 4-cylindres à injection directe et turbocompressé de 1,4-litre déjà utilisé dans la Cruze et la Sonic. Si nous n’avons pas pu mettre la main sur une version à boîte manuelle, nous avons en revanche pu essayer l’édition à boîte automatique, cette dernière comptant également 6 rapports. Il faut l’admettre, ce groupe motopropulseur est parfaitement adapté au gabarit du véhicule.

Les accélérations sont suffisantes pour les manœuvres de dépassement, tandis que le silence qui règne à bord à vitesse d’autoroute est exemplaire… pour un véhicule de ce prix. D’ailleurs, nous n’avons pas entendu de bruits de caisse lors de cette journée d’essai.

Au volant
À notre grande stupéfaction, tous les Trax mis à notre disposition à l’exception d’un seul immatriculé au Québec étaient équipés de pneumatiques 4 saisons. Avec la tempête qui s’abattait sur l’Outaouais cette journée-là, inutile de vous dire que la prudence était de mise. En fait, il aurait été souhaitable que les véhicules soient tous équipés de pneumatiques hivernales. Après seulement quelques kilomètres au volant, mon collègue québécois et moi-même étions déjà en train de nous plaindre de l’adhérence médiocre de ces pneumatiques 4 saisons.

Heureusement, aucun incident n’a été rapporté malgré les conditions difficiles du trajet. Nous avons tout de même pu découvrir que le Trax est un véhicule agréable à conduire et rassurant à manier même à la limite! La direction est légère, mais suffisamment précise, tandis que l’empattement court du véhicule donne au Trax une maniabilité surprenante en ville et sur les chemins sinueux. La version à traction intégrale est évidemment plus rassurante sur des surfaces glissantes, mais la version deux roues motrices n’est pas à ignorer non plus. Il est quand même triste que la boîte de transmission manuelle ne soit pas disponible sur les versions à 4 roues motrices, une situation observée chez les autres constructeurs également. Outre la sellerie qui s’avère un peu dure pour les longues balades, le Trax est un bon candidat pour les aventures urbaines et extra-urbaines!

Conclusion
Il ne fait aucun doute que Chevrolet a entre les mains un sympathique petit véhicule. Le Trax 2013 a de la gueule, il est économique à la pompe et son comportement sur route n’a rien à envier aux autres véhicules du segment. Reste à savoir maintenant si les consommateurs avertis seront attirés par un Trax qui offre un équipement un peu moins généreux que ce qui est proposé chez la concurrence, et un habitacle dont l’assemblage est à surveiller.

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Fiche technique
Modèle
: Chevrolet Trax 2013
Échelle de prix : 18 495$ à 29 330 $
Moteur : L4 à turbocompresseur, 1,4 litre
Puissance/couple : 138 ch / 148 lb-pi
Transmissions : manuelle à 6 rapports / automatique à 6 rapports
Suspension (av./ar.) : indépendante / poutre de torsion
Freins (av./ar.) : disques ventilés / disques
Direction : à crémaillère à servoassistance électrique
Pneus (av./ar.) : 215/55R18 (LTZ)
Garantie de base : 3 ans / 60 000 km
Garantie du groupe motopropulseur : 5 ans / 160 000 km
Consommation annoncée ville/route, litres aux 100 km : 7,8 / 5,7 (boîte manuelle); 8,1 / 5,9 (boîte automatique, traction avant); 8,7 / 6,5 (boîte automatique, traction intégrale).
Modèles concurrents : Hyundai Tucson, Kia Soul, Kia Sportage, Mitsubishi RVR, Nissan Juke, Suzuki SX4.