St-Jean Cap-Ferrat, France – Sans l’ombre d’un doute, un petit tour du côté de la Côte d’Azur en plein mois de février, ça se prend toujours bien. Mais lorsque votre hôte vous réserve de petites surprises, ça rend l’expérience encore plus envoûtante. C’est exactement ce qui s’est produit lors d’un récent périple où Volkswagen nous conviait dans les faits pour le lancement de la Beetle Cabriolet. 

En effet, on nous avait aussi concocté l’essai de la toute dernière génération de la Golf Cabrio, une voiture ô combien appréciée dans le passé, mais qui a quitté le marché nord-américain depuis 2002 et qui revenue à la vie en Europe, il y a tout juste deux ans. Disponible en une panoplie de versions sur le Vieux Continent, c’était plus précisément la nouvelle Golf R Cabrio qui nous était présentée lors de cet événement.

Pour les non-initiés, il faut savoir que la Golf R, c’est en quelque sorte l’ultime Golf. Plus performante que la GTI, avec son moteur 2,0 litres de 256 chevaux et sa traction intégrale, mais aussi plus chère. Vendue chez nous depuis 2012 en version cinq portes, la Golf R soulage son acheteur de quelque 40 000$. 

Toujours aussi charmante
Comme si on avait jamais cessé sa production, j’ai retrouvé ce cabriolet Golf avec la même passion qui habitait les propriétaires des précédentes générations. Toutefois, certaines choses ont bien sûr évoluées avec le temps, si bien qu’aujourd’hui, la Golf Cabrio ne possède plus d’arceau de sécurité et reçoit un toit souple rétractable entièrement automatisé. D’ailleurs, il ne faut que sept minuscules secondes pour passé à ciel ouvert. Une opération presqu’aussi rapide que pour celle nécessaire à l’ouverture d’un toit ouvrant conventionnel.

Esthétiquement, on reconnait néanmoins la formule esthétique appliquée aux précédentes générations, avec une capote souple qui termine sa course quelques centimètres avant la tombée du coffre, laissant une signature visuelle aussi unique que charmante.

Comme par le passé, le panneau de coffre se déploie à un angle très élevé, laissant place à une petite ouverture et à un volume de charge qui n’est guère impressionnant.

Esthétiquement, la Golf R Cabrio se distingue bien sûr par ses jantes, ses pare-chocs et ses bas de caisse exclusifs, mais aussi par son double pot d’échappement qui, contrairement à celui de la version à hayon, se divise en se positionnant aux deux extrémités du pare-chocs plutôt qu’au centre. Notez également la présence de feux de position au DEL, de phares aux xénon et de lentilles de feux arrière teintées.

Ironiquement, cette Cabrio est issue des bases de la Golf de sixième génération, un modèle toujours en vente chez nous mais qui du côté de l’Europe est déjà histoire du passé. En effet, on y commercialise depuis plusieurs mois déjà la Golf de septième génération, entièrement redessinée, laquelle avait été dévoilée lors du dernier Mondial de Paris, en septembre 2012. Chez nous, elle devrait effectuer ses premiers tours de roues au printemps 2014.

Un peu comme avec les deux générations de Cabrio qui ont été commercialisées dans le passé (sur bases de Golf I (Rabbit) et Golf III), on risque donc d’étirer cette Cabrio très longtemps, même si de nouvelles générations de Golf à hayon voient le jour.

Un cabriolet pour quatre
Non, l’arrivée de la Golf Cabrio sur le marché ne signifie par le mort de la Volkswagen Eos, cette autre décapotable à quatre places et à toit rigide rétractable qui hiérarchiquement, se classe à un niveau supérieur dans la famille Volkswagen. Et selon Volkswagen, elle n’interfère pas non plus avec la Beetle Cabriolet, laquelle est comparable en termes de coûts d’acquisition, mais qui vise une clientèle passablement différente.

La Cabrio, c’est donc une véritable décapotable à quatre places, très efficace à l’année longue, et qui pourrait assurément faire face aux hivers québécois. Rappelons que la dernière Cabrio vendue chez nous était reconnue pour la qualité de fabrication de sa capote et pour son étanchéité. Et bien avec cette nouvelle Cabrio, lorsque le toit est en place, les indices révélant qu’il s’agit d’une décapotable sont essentiellement nuls. La voiture est bien isolée, extrêmement bien insonorisée, et la visibilité est tout aussi bonne qu’avec une Golf à hayon.

Naturellement, le modèle mis à l’essai héritait de toute la panoplie des gadgets possibles et inimaginables proposés dans une Golf. Sièges sport revêtus de cuir, chaine Dynaudio, navigation, climatisation automatique et bien plus, le tout dans un environnement où la qualité d’assemblage et de finition est impeccable. Mais encore une fois, seul bémol comme dans toutes les Golf, on n’y voit que du noir…

R pour rapide…ou ravissante?
Comme le veut la coutume en Europe, la Cabrio y est vendue en offrant une panoplie de choix mécaniques, tant du côté des moteurs diesel TDI que des motorisations à essence, atmosphériques ou turbocompressés. Dans le cas qui nous concerne, le moteur TSI de 2,0 litres développant 265 chevaux (256 chez nous…) prenait place sous le capot de la Golf R. Emprunté à l’Audi TTS, ce moteur propose des performances tout simplement enivrantes, laissant place à de hautes sensations de conduite.

Contrairement à la version à hayon, la Golf R Cabrio n’est toutefois pas munie de la traction intégrale. Résultat, l’effet de couple en accélération est plus prononcé. Toutefois, sans avoir pu les mesurer, les accélérations m’ont semblé plus franches. Cela ne peut s’expliquer par un poids inférieur, puisque la cette Golf R reprend le poids du rouage intégral de la version à hayon dans son renforcement structurel. En revanche, le fait qu’elle n’ait pas à composer avec une force d’inertie en accélération (en acheminant une partie de la puissance aux roues arrière) et qu’elle soit équipée de série de la boîte séquentielle DSG à double embrayage pourrait avoir un effet positif sur les performances ressenties.

Naturellement, le résultat sur route est exceptionnel. Le plaisir de conduire ce cabriolet, vitaminé par cette surdose de puissance, tient carrément du fantasme. Je ne vous cacherez toutefois pas que le fait de conduire la voiture sur les routes aussi étroites qu’enlacées de la Côté d’Azur peut avoir un effet positif sur le plaisir ressenti. Mais l’opération a aussi permis de démontrer  le degré d’agilité de cette voiture qui, autrement, aurait pu très mal paraître. 

À quand la Cabrio chez nous?
Malgré la présence d’une Eos et d’une Beetle en salle d’exposition, les concessionnaires comme la direction de Volkswagen Canada croient fermement au succès commercial de la Golf Cabrio. On nous a d’ailleurs mentionné que la division canadienne travaille d’arrache-pied pour qu’elle puisse traverser l’Atlantique. Reste à convaincre les Américains qu’il s’agit d’un projet viable, ce qui permettrait bien sûr de diminuer les coûts de production et d’homologation pour son importation. Car elle a beau posséder tout le charme au monde, à 45 000$ ou 50 000$, personne ne mordra à l’hameçon. Et sans la participation des Américains, son prix pourrait s’en approcher. Au demeurant, je termine en vous mentionnant que le prix de la Golf R Cabrio sur le marché français est de 42 990€, soit pour nous, un peu plus de 60 000$...

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Fiche technique
Modèle : Volkswagen Golf Cabrio 2013
Version à l’essai : Golf R Cabrio
Échelle de prix : 24 650€ à 42 990€
Prix du modèle d’essai : 42 990€
Moteur : 4L, 2,0l, turbocompressé
Puissance / couple : 265 ch / 350 Nm
Transmission : automatique à six rapports (double embrayage)
Suspension (av/ar) : indépendante
Freins (av/ar) : disques
Direction :  à crémaillère assistée
Pneus (av/ar) : P225/40R18
Garantie de base : 4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur : 5 ans / 100 000 km
Consommation moyenne annoncée (litres aux 100 km) : 8,2 l