Faites vos adieux à la Legacy familiale, c’est désormais l’Outback, ou rien d’autre. Bon, il est clair que certains irréductibles de la marque regretteront la familiale. Et sans doute que Subaru perdra en raison de cet abandon, quelques-uns de ses adeptes. Mais qu’en est-il si en retour, on parvient à doubler ses chiffres de ventes avec la nouvelle Outback? D’ailleurs, le même commentaire s’appliquait à l’Impreza introduire en 2008, moins racée mais beaucoup plus « grand public ». Certes, quelques amateurs de la marque préféraient l’ancien modèle, mais demandez à Subaru s’ils secondent l’avis de cette clientèle…

Ted Lalka, vice-président du marketing et de la planification de produits chez Subaru, mentionne d’ailleurs haut et fort que l’objectif de Subaru, comme celui de tout constructeur, est d’augmenter ses parts de marché. Et c’est avec des modèles comme la récente Impreza, le Forester et la nouvelle Outback que Subaru parviendra à ses fins. Donc, on aura beau dire, même si le véhicule s’américanise légèrement, et que l’impopulaire familiale disparait de la carte, vous pouvez être certain que l’Outback connaitra une ascension de popularité fulgurante.

Un VUS?
Elle a comme réelle rivale la Toyota Venza, l’Accord Crosstour ou…des VUS. Malgré tout, on la considère toujours comme une familiale, ce qui n’est pas faux, et ce même si elle se veut plus haute sur patte qu’un Subaru Forester ou qu’un Jeep Patriot. À vous de juger.

Chose certaine, l’Outback n’a jamais été aussi volumineuse. Elle est d'ailleurs plus haute et plus large que sa devancière. Sa nouvelle allure fait également davantage place à son côté utilitaire, un élément auparavant plus timide. Hélas, il est difficile la considérer esthétiquement comme la mieux réussie des Outback. Le design, surtout de la partie avant, ne donne pas un résultat très heureux, et les réflecteurs verticaux placés aux extrémités du pare-chocs arrière sont vraiment disgracieux.

À bord, l’Outback gagne énormément en confort, en espace et en commodités. Seul élément décevant, le volume du coffre se voit légèrement réduit en longueur. Mais outre cela, on se retrouve aujourd’hui à bord d’une voiture offrant de l’espace et du confort comme jamais, ce qui lui permet désormais de convenir à tous les gabarits.

Les sièges, chauffants de série, proposent donc plus de confort et permettent grâce à leurs ajustements de mieux se positionner à bord du véhicule. L’accoudoir central, qui faisait grandement défaut sur le modèle précédent, est aussi désormais digne de ce nom, regroupant sous lui de surcroît les prises auxiliaires pour lecteur mp3 et port USB.

Offerte à environ 30 000$, la version PZEV de base, qui risque d’être l’une des plus populaires, n’est toutefois pas si généreuse en matière d’équipement. En fait, ce n’est pas tant la quantité de caractéristiques qui manque à bord (exception faite de la téléphonie mains libres), mais plutôt la qualité de celles-ci ou des innovations qui ont permis de les améliorer au fil des ans. Par exemple, on retrouve des glaces à commandes électriques, mais seule celle du conducteur à dotée de la descente automatique, ce qui aujourd’hui n’est plus dans les standards. Et que dire du système audio, dont la sonorité demeure fidèle à la réputation de Subaru en la matière. À peine acceptable pour de la radio parlée…

Chose certaine, ce n’est pas chez Subaru que vous obtiendrez le meilleur rapport équipement/prix, et ce qu’importe le modèle ou la version choisie.

Pour 2010, l’éternel moteur quatre cylindres boxer de 2,5 litres est de retour. Plus doux et plus discret, il ne gagne pas en puissance, ce qui n’aurait pas été de refus. En revanche, il impressionne désormais par une consommation d’essence des plus raisonnables. Il faut dire qu’on le jumelle pour la première fois avec une boîte automatique à variation continue, munie d’un mode manuel, laquelle permet d’optimiser au maximum les performances et le rendement énergétique. Une Outback à traction intégrale consomme donc en moyenne plus ou moins 10 litres aux 100 kilomètres…

L’autre option demeure ce six cylindres de 3,6 litres emprunté au Tribeca, qui propose évidemment un rendement de grande douceur et puissance. Dans ce cas, une boîte automatique conventionnelle à cinq rapports se charge d’acheminer la puissance aux roues. Le rendement est franchement honorable, mais le poids du moteur se fait légèrement sentir dans l’équilibre des masses de la voiture. Puis, il faut mentionner que cette version requiert facilement 25% plus d’essence que les versions à moteur quatre cylindres. Voilà qui pourrait en freiner plus d’un…

PZEV, ça ne rime pas avec luxe!
Si vous souhaitez effectuer un geste environnemental, il vous faudra malheureusement faire une croix sur le luxe. Car la seule version à vous offrir la technologie PZEV, se veut le modèle de base. Cette stratégie aussi adoptée pour le Forester et la Legacy est difficilement explicable, dans la mesure où il serait simplement plus facile d’absorber les coûts additionnels au développement de cette technologie sur des modèles de plus haut de gamme. Donc, dans ce cas, pourquoi ne pas l’offrir sur l’ensemble de la gamme?

Rappelons que la technologie PZEV (Partial Zero Emission Vehicle) consiste en un pot catalytique plus efficace, mais aussi en un système d’admission d’air à double gestion, en de meilleurs injecteurs de carburant et en une reprogrammation du module de commande qui permet de brûler les gaz à retardement et à plus haute température. Et grâce à tout cela, il en résulte des émanations pouvant même être plus propres que l’air ambiant de certaines grandes villes.

Sur route, on remarque d’abord la grande amélioration du confort et de l’insonorisation. Mieux isolée et désormais dotée de portières à cadre de glaces, la voiture propose simplement un environnement habitable plus agréable. En revanche, ce n’est pas parce que la voiture vous isole davantage du monde extérieur qu’elle perd en agrément. La direction demeure vive, précise, et le roulis en virage est moins prononcé que par le passé. Plus stable, la voiture conserve également ses qualités d’aventurière, offrant grâce à la traction intégrale symétrique, des aptitudes routières quasi inégalées, aussi bien sur l’asphalte et la terre que sur chaussée glacée ou enneigée. Et puisque le contrôle électronique de stabilité accompagne chaque version, les erreurs de jugement sont vite pardonnées.

Chose certaine, l’Outback n’aura pour M. Tout-le-monde jamais été aussi attrayante. Elle n’aura également jamais été aussi abordable, car à équipement comparable, un modèle 2005 coûtait facilement 5 000$ de plus. Subaru aura donc tout fait pour que ce modèle se multiplie plus rapidement sur nos routes, ce qui au moment d’écrire ces lignes, semblait déjà se concrétiser. C’est du moins la constatation que l’on peut faire à voir l’achalandage chez les concessionnaires, et en observant le nombre d’Outback 2010 déjà en circulation.

Fiche technique

Modèle : Subaru Outback 2010
Version à l’essai : PZEV
Prix : 30 195$
Transport et préparation : 1 495$
Option(s) : boîte automatique à variation continue (1 200$)
Moteur : H4, 2,5 litres
Puissance/couple : 170 ch. / 170 lb-pi
Transmission : automatique à variation contine
Garantie de base : 3 ans / 60 000 km
Garantie du groupe motopropulseur : 5 ans / 100 000 km
Consommation annoncée (ville/route, litres aux 100 km) : 9,5 l / 6,9 l
Consommation enregistrée (litres aux 100 km) : 10,6 l

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