Scottsdale, Arizona – Pour reprendre une expression à la mode, Kia est « hot » par les temps qui courent. Le constructeur coréen a profité du chaud soleil de l’Arizona pour nous le rappeler, lui qui vient de connaître une année record, une autre, en sol canadien.

Et que faisions-nous du côté de l’Arizona? Nous assistions au lancement de la version berline de la Rio, présentée dans sa configuration à hayon il y a trois mois à peine.
 
Le vent dans les voiles
Le succès d’un véhicule est souvent tributaire du moment choisi pour l’introduire sur le marché. On se souviendra de l’arrivée du Borrego. Elle avait coïncidé avec une hausse des prix du pétrole. La résultante fut mortelle; le Borrego n’est plus.

Le contexte est tout autre pour la Rio. Primo, les prix du carburant ne donnent toujours pas de répit aux consommateurs. Une voiture à l’appétit frugal ne peut être que la bienvenue. Deuxio, on connaît l’intérêt des acheteurs canadiens, spécialement québécois, pour les voitures sous-compactes.
 
Ajoutez à cela que la Rio présente une bouille sympathique et que sa qualité de construction est excellente et vous avez là les ingrédients qui font d’une recette un succès.
 
Jumelles non identiques?
Si vous connaissez le modèle à cinq portes, la version berline vous sera familière. Cependant, on note quelques différences sur le plan de l’esthétisme.
 
Ainsi, la calandre de la berline est nettement plus affirmée. Les phares sont plus définis, la signature Kia est plus proéminente et la partie inférieure du bouclier est tout autrement dessinée.
 
Par contre, les différences s’arrêtent là. Les deux variantes proposent les mêmes motorisations, les mêmes transmissions. À l’intérieur, l’approche est la même, les couleurs offertes sont les mêmes. L’espace? Oui, le même, à la différence toutefois que les passagers arrière de la berline perdent cinq millimètres en dégagement pour la tête. Outrage!

C’est une blague…

Mécanique connue
C’est un moteur à 4 cylindres de 1,6 litre que l’on retrouve sous le capot, le même qui anime l’Accent de Hyundai. Les 138 chevaux et 123 livres-pieds de couple qu’il livre ne permettent pas d’abus, mais ne représentent pas un handicap. Profitant entre autres de l’injection directe, c’est sa consommation moyenne d’essence qui séduit, elle qui se chiffre à 6,6 litres et 4,9 litres aux 100 kilomètres, respectivement en ville et à la campagne.
 
De belles médianes, malheureusement inatteignables. Ajoutez un litre à ces dernières et vous ne serez pas loin de la vérité, ce qui n’est quand même pas si mal.
 
Une des variantes qui sera subséquemment proposée portera la mention ECO, synonyme d’économies supplémentaires d’essence en raison d’un dispositif qui œuvre en ce sens. Cette mouture sera également la seule à profiter d’un dispositif arrêt/démarrage au ralenti (start/stop). On estime à 10 % la réduction de la consommation au volant de cette version.

Justement, parlons en des versions de cette berline Rio.
 
La chèvre et le chou
Kia souhaite satisfaire tout le monde avec sa Rio. C’est pourquoi on retrouve une tripotée de variantes et un écart qui frise les 10 000 $ entre l’offre primaire et l’offre ultime.
 
La variante LX est proposée à 13 795 $. C’est alléchant. Cependant, sachez qu’à ce prix, la voiture ne compte pas sur deux caractéristiques très recherchées à l’achat ou à la location d’une voiture, soit la climatisation et la transmission automatique. Néanmoins, à ce prix, notez que le mouvement des glaces est contrôlé électriquement, que le volant compte les commandes pour la radio et que la banquette arrière est rabattable en proportion 60/40.
 
Vous ne pouvez vivre sans les caractéristiques ci-haut mentionnées? Ajoutez 1300 $ pour la boîte automatique et 1500 billets additionnels pour la climatisation. En prime, à l’ajout de cette dernière, la version (LX +) compte aussi sur les sièges chauffants, les phares antibrouillard, le régulateur de vitesse et la connectivité Bluetooth. Ça commence à être intéressant pour une facture de 16 595 $. Selon Kia, c’est cette variante qui va être la plus populaire.
 
C’est aussi à cette version que pourra être ajoutée l’option ECO discutée précédemment. Un ajout de 800 $.
 
La berline Rio est également proposée en configuration EX qui en offre encore plus. Tellement que ce profil compte deux autres variantes, soit EX + et EX Luxe. Pour démêler le tout, la première ajoute à la version LX + le toit ouvrant, la colonne de direction télescopique, des matériaux souples sur la planche de bord et des rétroviseurs qui se rabattent électriquement à l’arrêt. La version EX + reçoit en prime la caméra de recul, le système multimédia UVO et les phares automatiques.
 
Ce n’est pas assez?

Comptez sur la livrée EX Luxe pour vous sustenter. Sur cette dernière, la dimension des jantes passe à 17 pouces, la suspension reçoit un calibrage qui permet une conduite plus inspirée – testée, vérifiée et confirmée par l’auteur de ces lignes –, les freins sont plus larges, la sellerie de cuir est au rendez-vous et le volant est chauffant. Tout ça pour 20 495 $, et on en passe. Ajoutez 1200 $ supplémentaires et votre modèle profitera d’un système de navigation.
 
Ça fait une mèche que l’on vous le dit; les Coréens en offre plus pour moins. Avez-vous besoin d’autres preuves?

Des défauts?
Cette Rio, nous l’avons mise à l’essai à fond. Honnêtement, elle a été difficile à prendre à revers. Bien entendu, on ne parle pas de la huitième merveille du monde, mais ce qu’elle a à faire, elle le fait très bien. Dans le segment des sous-compactes, son étoile risque de briller de tous ses feux.
 
Elle est jolie, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Elle se montre accueillante et son degré de confort ne nous fait pas crier au meurtre après quelques heures. Sa conduite est amusante et non ennuyante. La version munie de la suspension sport en rajoute à ce niveau. Seules les lamentations du moteur viennent gâcher un peu la sauce et quelques craquements ont été entendus au niveau du parebrise de l’une des versions essayées. On nous dit que ce n’est que le début de la production. Bon… 

Conclusion
Kia est au cœur d’une croissance sans précédent. L’an dernier, le constructeur écoulait pour la première fois plus de 65 000 unités au pays. Il vise les 80 000 exemplaires dès cette année.
 
Avec la qualité des produits qu’il offre, rien ne devrait l’empêcher d’atteindre son objectif.
 
La marche de Kia vers les plus hauts sommets est intéressante à suivre. Ce sera d’autant plus captivant de voir ce qu’on y fera une fois rendu.

De l’aveu même de Kia, il reste un défi à relever : la perception du public. Ça… 

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Fiche technique 
Modèle : Kia Rio berline 2012
Échelle de prix : 13 795 $ à 21 695 $ 
Transport et préparation : 1455 $
Moteurs : 4 cyl, 1,6 litre
Puissance/couple : 138 ch. @ 6300 tr/min. et 123 lb-pi. @ 4850 tr/min.
Transmissions : manuelle ou automatique à 6 rapports
Suspension (av/ar) : indépendante/semi-indépendante (barre de torsion [poutre en V])
Freins (av/ar) : disques ventilés/disques pleins
Direction : à crémaillère assistée
Pneus (av/ar) : (LX) : P185/65R15 (EX) : P195/55R16 (EX Luxe) : P205/45R17
Garantie de base : 5 ans / 100 000 km
Garantie du groupe motopropulseur : 5 ans / 100 000 km
Consommation annoncée (ville/route, litres aux 100 km) : 6,6 l / 4,9 l (automatique)
Modèles concurrents : Chevrolet Sonic, Ford Fiesta, Hyundai Accent, Nissan Versa, Toyota Yaris