Mais au-delà de tous ces modèles que vous avez en tête, existe la Boxster. Cette année, on levait le voile sur cette troisième génération de Boxster au salon de Genève, soit quelques heures avant que le constructeur daigne à nous la faire conduire. Une journée de rêve nous attendait, puisque nous étions invités dans le sud de la France pour mettre le roadster à l’épreuve sur une des portions constituant le circuit du rallye de Monte Carlo. Rien de moins…
Raffiner le raffiné…
Déjà exceptionnelle, la Boxster ne pouvait subir de changements trop radicaux. Le constructeur, comme avec la récente 911, a donc usé de finesse pour peaufiner un produit qui s’accompagne déjà d’une extraordinaire réputation, tant en matière de design et de performance, que de fiabilité.
Ce n’est donc pas un hasard si, au premier coup d’œil, la nouvelle Boxster est clairement identifiable comme telle. Les lignes et les proportions sont à peu près les mêmes, c’est-à-dire uniques. Mais cela n’a pas empêché l’équipe de design d’améliorer certains aspects, comme l’aérodynamisme. La voiture est également un brin plus large, plus basse et plus longue, alors que l’empattement et les voies avant et arrière gagnent aussi quelques millimètres. Un pare-brise plus incliné ainsi que des roues de plus grandes dimensions viennent pour leur part renforcer le caractère sportif de la voiture.
En ce qui me concerne, la partie avant ornée de feux verticaux (inspirés de la Carrera GT) ainsi que le becquet arrière qui surplombe avec brio les feux de positions constituent les éléments les plus marquants du nouveau design de cette voiture. Et il faut aussi applaudir les stylistes qui ont su intégrer une capote souple permettant d’obtenir une voiture aussi élégante, qu’elle soit ou non décapotée.
Airs de famille
Comme le veut la coutume chez plusieurs constructeurs, l’habitacle de la Boxster rappelle inévitablement celui des autres véhicules de la marque. Elle hérite donc de cette console fuyante d’abord popularisée dans la Panamera, et qui se retrouve aujourd’hui dans l’ensemble des véhicules Porsche. Évidemment, cette dernière n’est pas aussi massive que celle retrouvée à bord du Cayenne, mais elle permet néanmoins de rehausser le niveau d’élégance d’un cockpit qui, dans le passé, manquait quelque peu de finesse.
Sinon, l’instrumentation à cadrans circulaires est toujours de mise, au même titre que ces baquets juste assez fermes et enveloppants pour offrir soutien et confort de longue durée. Et comme de coutume, la finition est impeccable.
À ciel ouvert, plus rapidement!
Jusqu’ici, la Mazda MX-5 détenait le record de vitesse de l’abaissement d’une capote électrique. Mais avec la nouvelle Boxster, les jeux sont faits. Il ne suffit en effet que de neuf petites secondes pour passer en mode « ciel ouvert », et ce même lorsque le véhicule circule à basse vitesse. On peut donc ainsi goûter au grand air en un temps record, ou se sauver plus rapidement d’une rafale de pluie soudaine.
Parlons sport
Puisqu’il s’agit de son principal attrait, le constructeur s’est bien sûr efforcé d’améliorer les performances de la Boxster. La voiture a donc perdu quelques kilos (35, pour être plus précis), tout en faisant un gain de quelques chevaux (10, pour la version de base, et 5 pour le modèle S). Il en résulte donc des performances améliorées, mais aussi un plus bel agrément. Car une voiture plus légère est toujours plus agréable.
Au cours de la journée, nous avons d’abord mis la main sur une version S à boîte manuelle, histoire de goûter à la performance pure. Un délice sur des routes enlacées, puisque la voiture démontre une agilité sans bornes. La direction électrique est superbement efficace, le châssis brille par sa grande rigidité et la suspension effectue un boulot incroyable. Ajoutez à cela un très beau rugissement mécanique et une magnifique position de conduite mêlée d’un parfait équilibre des masses, qui donnent l’impression au conducteur de toujours être en parfait contrôle.
Naturellement, en sélectionnant divers modes de conduite, la voiture gagne en agressivité. L’accélérateur devient plus sensible, la suspension plus ferme, et le contrôle dynamique de stabilité est plus permissif. On peut donc donner libre court à nos envies, tout en demeurant dans un véhicule qui pardonne facilement les petites erreurs de conduite.
Ceci dit, la grande beauté de la Boxster réside non pas dans sa puissance et dans ses performances, mais bien dans le fait qu’on puisse, à vitesse légale, obtenir de belles sensations. En effet, dans la majorité des cas, les voitures de sport n’octroient que du plaisir au volant bien au-delà des 100 km/h. Et quoi qu’il y ait matière à discussion sur le sujet, il n’en demeure pas moins que la voiture sera majoritairement pilotée sur les routes publiques. Il est donc à mon sens d’un grand intérêt de pouvoir apprécier sa voiture sport, même en conduite urbaine.
Une Boxster de base…
Après une virée de quelques heures à bord de la Boxster S à boîte manuelle, j’avoue que la ballade au volant d’un modèle de base me laissait perplexe. D’autant plus que celle-ci était dotée d’une boîte séquentielle PDK. Mais détrompez-vous, car le plaisir au volant de cette voiture est aussi relevé qu’à bord de la S. Certes, les 50 chevaux en moins se font sentir, mais il n’en demeure pas moins qu’une puissance de 265 chevaux parfaitement optismisée, dans un bolide de seulement 1 300 kilos, c’est du bonbon…
En fait, c’est déjà bien plus qu’il n’en faut pour avoir du plaisir, ce qui fait de la Boxster une voiture sport d’exception offrant un équilibre optimal entre puissance et utilisation quotidienne. Sans compter que, la boîte PDK, c’est une véritable merveille…
Oui, vous avez bien lu! Je me surprends moi-même à écrire être tombé sous le charme d’une boîte « automatique ». Mais son efficacité et sa facilité d’utilisation en mode manuel sont tels que le plaisir au volant est tout aussi relevé qu’avec la manuelle. Et ça, c’est en plus du fait qu’on économise au bas mot un demi litre d’essence au 100 kilomètres…
Parlant de consommation, il faut savoir que la Boxster voit cette année sa consommation réduite de 15%, ce qui ramène la moyenne combinée entre 7,7 et 8,8 litres aux 100 kilomètres, selon les versions (données du constructeur). Pour être réaliste, il faut donc prévoir une moyenne oscillant entre 8,5 et 10 litres aux 100 kilomètres, ce qui est exceptionnel pour une sportive de ce genre.
Combien?
Hélas, une Porsche demeure une Porsche, avec ses bons et ses mauvais côtés. C’est donc dire que même si le constructeur affiche un prix de base de 56 500$, vous vous en tirerez probablement avec une facture drôlement plus élevée. En fait, le prix de vente moyen d’une Boxster de base l’an dernier se chiffrait à un peu plus de 66 000$, alors que celui de la S dépassait les 82 000$.
Cela signifie donc que certains acheteurs ont déboursé des sommes astronomiques pour leur bolide en se laissant séduire par l’immense catalogue des options, mais aussi qu’une Boxster se vend au bas mot à environ 10 000$ de plus que le prix de base affiché.
Ceci dit, vous pouvez néanmoins obtenir une Boxster à 56 500$. Et elle vous offrira à ce compte les mêmes performances et le même plaisir de conduire qu’une Boxster ornée de plus jolis cuirs, d’une meilleure chaîne audio et d’une peinture exclusive…
Contenu connexe:
Porsche Boxster 2013 : évolution dans la constance
Une Boxster Spyder en hiver? Vraiment?

Modèle : Porsche Boxster 2013
Versions disponibles : base, S
Échelle de prix : de 56 500$ à 69 500$
Moteur (puissance/couple): base : H6, 2,7 l (265 ch), S : H6, 3,4 l (315 ch)
Transmissions : manuelle à 6 rapports, automatique à 7 rapports
Suspension (av/ar) : indépendante
Freins (av/ar) : disques ventilés
Direction : crémaillère à assistance électrique
Pneus : base - av : P235/45R18, ar : P265/45R18, S – av : P235/40R19, ar : P265/40R19
Garantie de base : 4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur : 4 ans / 80 000 km
Consommation annoncée (ville/route, litres aux 100 km) : man : 11,4 l/6,3 l, PDK : 10,6 l/5,9 l, S man : 12,2/6,9 l, S PDK : 11,2/6,2 l
Modèles concurrents : Audi TT, BMW Z4, Mercedes-Benz SLK, Nissan 370Z Roadster

































