Design réussi
Je n’étonnerai personne en affirmant que cette petite hybride reprend les mêmes proportions qu’une Mazda3 Sport ou une Kia Forte5 par exemple et que la fenestration arrière s’inspire fortement d’une Toyota Matrix. Toutefois, la tôle de la CT est bel et bien de signature Lexus. En fait, on comprend mieux la direction prise par le département de design avec l’introduction des plus récents modèles du constructeur : la CT 200h avait déjà ce « pincement au centre » entre la grille de calandre et l’ouverture dans le pare-chocs. Notez également que les feux antibrouillard sont plutôt bien intégrés au faciès. Toutefois, la grille de calandre est trop sobre à mon goût ce qui devrait normalement être corrigé d’ici quelques mois.
Le fait que la ceinture de caisse soit élevée donne à la CT une allure plus agressive, un élément qui est accentué par le large pilier C à l’arrière. Les deux feux du postérieur rappellent étrangement ceux du RX et l’ajout de cet aileron par-dessus la fenêtre contribue à rehausser le caractère de cette « verte voiture ». En terminant, vous aurez probablement remarqué que la voiture était équipée des jantes optionnelles de 17 pouces, mais la CT serait bien plus convaincante avec des sabots surdimensionnés, mais ça, ce n’est que mon opinion…
La qualité Lexus… en format réduit
Normalement, un modèle plus abordable se voit souvent handicapé de plusieurs options, tandis que la qualité des matériaux utilisés n’est pas toujours aussi haute, mais dans cette petite Lexus, il faut l’avouer, l’ambiance est très réussie. Il est vrai que mon véhicule d’essai avait droit à une sellerie en cuir véritable, gracieuseté du groupe optionnel Premium d’une valeur de 5000$. Du reste, toutes les versions viennent de série avec cette planche de bord belle à regarder et simple à utiliser. Je n’ai que de bon mot pour cette console centrale qui sépare littéralement les deux occupants des places avant, les boutons étant placés dans un angle idéal pour le conducteur.
Il y a peut-être ce levier de vitesse en forme de « T » qui agace un peu et il ne s’agit pas ici d’un hommage aux leviers de vitesse que l’on retrouve dans les muscle car d’antan. Le volant gras recouvert de cuir est très agréable à prendre en main et je dois admettre que ces sièges de la première rangée sont parmi les plus confortables que j’ai pu essayer depuis que je conduis.
À l’arrière, les occupants ne bénéficieront pas d’un espace aussi généreux que dans une Prius, mais n’oublions pas, cette petite voiture est de format compact. Heureusement, la banquette arrière divisée 60/40 se replie vers l’avant et forme un plancher plat avec celui du coffre qui, il faut le dire, est relativement élevé. Qu’importe, le coffre avale tout de même une petite épicerie sans broncher.
La mécanique éprouvée de la Prius
Malgré son look de petite compacte sport, la CT 200h demeure une hybride – c’est indiqué sur les flancs après tout! La mécanique utilisée dans la Prius reprend du service dans cette application, ce qui veut dire que le moteur 4-cylindres de 1,8-litre à cycle Atkinson travaille de concert avec un petit moteur électrique, le tout étant relié à une transmission CVT. Il y a bien sûr un bloc de batteries à l’hydrure métallique de nickel logé sous la banquette arrière. La puissance totale de 134 chevaux n’impressionnera sûrement pas les mordus de performance, mais en revanche, la CT 200h excelle dans sa mission première, c’est-à-dire de consommer moins à la pompe. Sans même avoir accordé d’importance à mon style de conduite, j’ai maintenu une moyenne de 6,5 L aux 100 km sur un tracé majoritairement urbain. Avec une meilleure gestion de mon pied droit et la molette en mode Eco en tout temps, il serait facile d’abaisser cette statistique.
Une hybride dynamique?
En plus d’être une voiture très confortable à cause de son insonorisation et de la qualité de ses sièges, la CT est également une voiture surprenante lorsque le conducteur veut s’amuser un peu. En effet, en mode Sport, la direction électrique se raidit et les accélérations sont plus franches. Ce qui n’est pas désagréable du tout. Bien sûr, la transmission CVT fait crier haut et fort le groupe motopropulseur à l’avant.
Il est carrément dommage que cette voiture ne puisse être commandée avec une boîte manuelle. Les suspensions sont étonnamment bien calibrées et offrent un compromis parfait entre confort et agrément de conduite. En mode Eco, tout est atténué dans le but de sauver quelques gouttes de carburant. Remarquez, dans une situation de circulation lourde, cette fonction est parfaite. En fait, il n’est pas rare que le mode EV (électrique seulement) s’enclenche de lui-même. Mais ce dernier ne dure jamais bien longtemps.
Conclusion
La Lexus CT 200h est une voiture bien plus intéressante que la berline HS 250h. Non seulement sa bouille est plus sympathique, mais l’agrément de conduite est au rendez-vous. Je n’irai pas jusqu’à dire que la CT est aussi délinquante qu’une Honda CR-Z à boîte manuelle, mais l’effort est bel et bien là. De plus, la CT 200h demeure une surprise en ce qui a trait au confort. Son petit côté sport et son empattement court laissaient croire au pire, mais il n’en est rien, cette voiture mérite son écusson Lexus à l’avant. Et si la voiture que j’ai essayée commandait un prix assez élevé, la version de base n’est pas sous-équipée et commande un prix d’entrée plus raisonnable.
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Fiche technique
Modèle : Lexus CT 200h
Version : Premium
Prix : 35 950 $
Transport et préparation : 1 950 $
Moteur : 4 cylindres de 1,8 litre à cycle Atkinson
Puissance : 134 ch
Transmission : à variation continue (CVT)
Garantie de base : 4 ans/80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur : 6 ans / 110 000 km
Garantie du groupe hybride : 8 ans/160 000 km
Consommation annoncée (ville/autoroute) : 4,5/4,8 L aux 100 km
Consommation enregistrée (litres aux 100 km) : 6,5 L aux 100 km
Modèles concurrents : Audi A3 TDI, Toyota Prius, Volkswagen Golf TDI.




























