La fin de l’année scolaire dans les écoles primaires signale en quelque sorte le début des vacances estivales familiales. Une période qui se prête tout particulièrement aux escapades en Safari Condo !
Chez les amateurs de véhicules récréatifs (VR), le nom Safari Condo (www.safaricondo.com) est synonyme de qualité et d’originalité. C’est aussi une marque proprement locale qui évoque le dynamisme des entrepreneurs beaucerons.
C’est en 1998 que les frères Daniel et Stéphane Nadeau se sont lancés dans une aventure industrielle qui a fait d’eux des fabricants d’autocaravanes de classe B. Ce que plusieurs appellent communément des « campeurs ».
Le 5 mars, cette année-là, ils livraient les deux premiers véhicules portant leur nouvelle marque. Un nom inspiré par les fourgonnettes GMC Safari qui avaient servi de base pour fabriquer ces « condos sur roues ».
Très vite, l’entreprise a pris de l’ampleur. Si bien qu’aujourd’hui, Safari Condo compte deux usines à Saint-Frédéric-de-Beauce, qui produisent chaque année environ 150 VR, mais aussi une centaine de caravanes Alto, un autre produit de la marque.
Une gamme diversifiée
Si les Nadeau avaient choisi les GMC Safari et Chevrolet Astro pour réaliser leurs premiers VR, c’est parce que ces fourgonnettes jumelles s’apparentaient par leurs dimensions au Volkswagen Westfalia que Daniel et sa famille utilisaient depuis le début des années 90 pour voyager. Un véhicule qui n’avait pas été d’une fiabilité à toute épreuve et auquel il manquait certains attributs qui auraient pu rendre les voyages plus agréables.
Puis, avant que GM ne cesse de produire ces petites fourgonnettes (ce qui est arrivé en 2005), les entrepreneurs beaucerons se sont tournés vers les Chevrolet Express et GMC Savana (aussi désignées Série G). Ces fourgonnettes de plus grande taille étaient offertes en deux empattements et deux longueurs de carrosserie : 5,5 et 6,1 mètres (18 et 20 pieds). Cela constituait un bienfait puisque les Safari/Astro ne mesuraient que 4,9 mètres (16 pieds). Ces nouvelles plateformes allaient permettre de développer des Safari Condo plus spacieuses et plus confortables, sans qu’elle ne soient démesurées pour autant.
Car la décision de fabriquer une autocaravane de classe B visait à garantir une grande liberté d’action. Contrairement aux véhicules de la classe A, qui ressemble à des autobus, la Safari Condo peut passer partout où une fourgonnette de livraison passe. Pas besoin, donc, de restreindre ses déplacements aux seules autoroutes et aux grands boulevards.
Une liberté de mouvement qui permet d’arrêter presque n’importe, plus encore qu’avec un véhicule de classe A, pour faire une pause, un dodo ou un pique-nique. Une liberté de mouvement qui permet même d’envisager des activités de chasse et de pêche loin de la ville.
Grande variété de modèles… et de toits !
Une gamme de modèles très variée a rapidement vu le jour. Aujourd’hui, elle est constituée de quatre séries de véhicules, à commencer par la Série M. Ces modèles sont fabriqués à partir de la fourgonnette GM à empattement court et proposent trois aménagements intérieurs (MX, ME et MC) convenant à deux ou quatre personnes. La Série L, par ailleurs, utilise le châssis à empattement long et propose quatre aménagements (LC, LX, LSX et LDX) conçus pour quatre à six occupants.
En plus de développer des aménagements intérieurs variés et pratiques, qui conservent un maximum de surface vitrée, les entrepreneurs beaucerons ont également mis au point une variété de types de toits escamotables répondant à différents besoins. Un attribut du Westfalia que Daniel Nadeau a cherché à émuler dès le départ, tout en l’améliorant.
Selon la version choisie, ces autocaravanes sont fabriquées sur l’un ou l’autre des trois des châssis de GM (1500, 2500 ou 3500) et équipées d’un moteur Vortec à essence ou un Duramax turbodiesel.
Des toits pour tous
Safari Condo propose quatre types de toits qui se soulèvent pour accorder plus de dégagement vertical intérieur aux occupants, en plus de permettre l’ajout, dans certaines versions, d’une couchette additionnelle en hauteur.
Trois de ces toits se soulèvent de l’avant vers l’arrière à la façon du toit de l’ancienne Westfalia : comme une huître qui s’ouvre. Le toit Profil bas se soulève moins haut que les deux autres (35 cm de moins) et le fabricant précise que c’est le plus facile à soulever, puisque ces toits n’ont pas de mécanisme de levage assisté. En revanche, les deux autres toits inclinables procurent plus de dégagement vertical intérieur. Lorsqu’ils sont entièrement déployés, leur partie avant atteint 3,12 mètres à l’extérieur, alors qu’à l’intérieur le dégagement atteint 2,1 mètres (près de 7 pi.) dans la partie la plus haute. Parmi ces deux derniers, enfin, il y a le toit appelé Ultra mince. Une fois fermé, il permet aux autocaravanes qui en sont munies d’être garées dans un garage résidentiel dont la porte n’aurait pas plus de 2,2 mètres (7 pi.) d’ouverture verticale.
Safari Condo offre, enfin, un quatrième modèle de toit pour les versions plus cossues de ses autocaravanes à châssis GM : le TOPS, acronyme de toit ouvrant électrique à parois solide. Récipiendaire de plusieurs prix pour sa conception, ce toit à ouverture assistée se soulève à la verticale sur toute la longueur de l’habitacle, portant à 1,9 mètres (6 pi. 2 po.) le dégagement vertical intérieur d’un bout à l’autre du véhicule. En outre, ses parois latérales rigides assurent une meilleure insonorisation et une isolation supérieure.
Après les jumeaux de GM, le Sprinter
Le désir d’offrir une autocaravane encore plus spacieuse et disposant d’un habitacle haut à l’intérieur a mené les gens de Safari Condo à développer un modèle à partir de la fourgonnette Sprinter de Mercedes-Benz. Un modèle qui apporte deux bénéfices additionnels non négligeables que procure son V6 turbodiesel de 3,0 litres et 188 ch. : une consommation de carburant réduite et d’un couple très important (325 lb-pi).
C’est en août 2009 que le fabricant beauceron a annoncé qu’elle offrirait un VR utilisant la plateforme de la Sprinter. Du coup, il signalait son intention d’offrir un produit plus sophistiqué répondant aux attentes d’une clientèle habituée aux produits de conception européenne.
Safari Condo offre donc deux gammes de modèles utilisant les Sprinter les plus longs que fabrique Mercedes : des modèles de 5,8 et 6,7 mètres (19 et 22 pi.). De plus, les six variantes offertes (quatre courtes et deux longues) utilisent naturellement le toit surélevé fixe d’origine, qui permet à une personne de 1,9 m (6 pi. 2 po.) de se tenir debout à l’intérieur.
Une caravane en forme de goutte d’eau
Avant de lancer sa première autocaravane Sprinter, Safari Condo avait déjà commencé à diversifier sa gamme de produits avec le lancement d’une roulotte compacte de forme très profilée.
Fabriquée en matériaux composites et en aluminium permettant d’optimiser la légèreté, l’Alto se distingue également par son toit escamotable fait d’une seule pièce d’aluminium, qui se soulève à l’aide de vérins électriques.
Une fois le toit relevé, on découvre un intérieur offrant un grand dégagement vertical (2,1 mètres, soit plus de 6 pi.). En prime, le toit découvre alors une vaste surface vitrée latérale qui éclaire l’intérieur et permet à ses occupants d’apprécier la nature environnante.
Par contre, lorsque le toit est refermé, le profilage aérodynamique de l’Alto lui donnerait, selon son fabricant, un coefficient de traînée de 75 % inférieur à celui d’une caravane traditionnelle. Cette qualité alliée au poids réduit de l’Alto la rend parfaitement adaptée aux capacités de remorquage limitées de nombreuses voitures compactes ou à celle de petits utilitaires.
De plus, ses dimensions réduites (2,1 mètres de haut et 5,2 mètres de long, attelage compris) permettent de la stationner dans un garage.
Comme les autocaravanes de la marque, l’Alto porte un prix élevé (plus de 30 000 $) qui reflète le raffinement de sa construction et de son design. Le même constat s’applique aux autocaravanes de la marque. Leurs prix s’étalent entre 70 000 et 100 000 $ environ. C’est beaucoup, direz-vous ? Ça dépend du point de vue. La qualité de la conception et de la fabrication entre en ligne de compte, c’est sûr, tout comme le simple fait que ces véhicules remplacent un chalet à très peu de frais. De plus, ils sont mobiles et ils ne sont pas soumis à des taxes foncières !
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