Une évolution plutôt qu’une révolution
D’entrée de jeu, les aficionados auront déjà reconnu la grille de calandre double à l’avant qui prend de l’ampleur pour 2012, cette dernière étant attachée directement aux blocs optiques découpés au couteau. Lorsque les premiers clichés officiels de la Série 3 ont été dévoilés sur le web, je dois dire que je n’étais pas convaincu, mais en vrai, le bouclier de la 335i groupe Sport a de la gueule. Le capot se fait plus plongeant, tandis que le reste de la voiture conserve grosso modo la même ligne sympathique que le modèle précédent, tout en gagnant quelque 93 mm en longueur. À l’arrière, les feux au DEL ne sont pas sans rappeler ceux de la Série 5 et de la Série 7. Finalement, cette livrée Sport vient équipée d’office avec deux embouts d’échappements chromés noir. Bref, côté look, le département de design ne risque pas de choquer les habitués du modèle.
Six cylindres et un turbo à votre service
Tel que mentionné plus haut, la Série 3 est désormais vendue avec de plus petits engins sous le capot, mais le modèle essayé, une 335i groupe Sport, conserve son vénérable 6-cylindres-en-ligne de 3,0-litres de cylindrée. La puissance n’a pas bougé avec 300 chevaux disponibles et un couple identique de 300 lb-pi. Contrairement aux premières générations de la 335i, la motorisation ne compte plus sur deux turbocompresseurs, mais seulement un, le tout avec la même efficacité.
Accouplée à cet engin, une boîte de transmission manuelle à 6 rapports est l’unité que les amateurs de conduite choisiront, cette dernière étant toujours aussi plaisante à manipuler. Il existe des leviers de vitesse plus précis, mais celle de BMW n’a pas à rougir devant la concurrence, croyez-moi.
C’est beau à l’intérieur
Si on se fie aux récents produits BMW, les habitacles du constructeur vont délaisser petit à petit ces planches de bord aux lignes organiques pour un dessin plus convaincant. Dans cette édition Sport, les bandes rouges sur le tableau de bord, ainsi que les coutures du même coloris sur les sièges ajoutent un peu de piquant dans cet espace sombre, il faut l’admettre. Heureusement, l’aluminium brossé sous l’écran de navigation et en plein centre des deux occupants à l’avant contribue à éclairer l’ambiance à bord.
À l’arrière, l’espace pour les occupants a été bonifié grâce à un empattement plus important. Le confort de la 335i est, il faut l’admettre, plus feutré que dans la précédente. Comme un acheteur de BMW est en droit de s’attendre, la position de conduire est l’un des points forts de cette berline intermédiaire. Avec les nombreux ajustements du siège du conducteur et le volant ajustable en hauteur et télescopique, il est très facile de trouver l’assise idéale. Quant au levier de vitesse, son emplacement est parfait pour une conduite inspirée, si vous voyez ce que je veux dire. Finalement, mentionnons que le coffre a gagné 20 litres au passage, ce qui n’est pas négligeable.
À bord, les plus technos apprécieront tous ces gadgets modernes d’aide à la conduite comme l’affichage tête haute dans le pare-brise, le dispositif qui avertit le conducteur lorsqu’il quitte sa voie sur l’autoroute ou le détecteur d’angle mort, tandis que l’écran de navigation peut également afficher ce qui se trouve derrière lors des manœuvres de stationnement. Et la liste est longue… Bref, cette Série 3 était plutôt bien équipée avec plus de 10 000$ d’options.
Pour le pilote du dimanche
J’aurais beau m’éterniser sur la qualité des matériaux et le design fluide, c’est derrière le volant que la 335i s’exprime. La voiture pourrait être d’une laideur absolue, si son comportement était aussi compétent sur la route, ma conclusion serait probablement la même : cette berline est encore la référence dans le segment en ce qui a trait au rapport performance / confort.
Avec la direction variable sport, la voiture devient plus plaisante à conduire à mesure que la vitesse augmente, mais en ville, celle-ci devient plus légère. Les accélérations sont franches, le délai du turbocompresseur étant quasi inexistant et les passages d’un rapport à l’autre sont d’une facilité à exécuter. Même le pilote amateur en moi se surprenait à effectuer des talons-pointe à répétition, juste pour entendre le son du fameux 6-en-ligne. BMW Canada avait également équipé sa 335i de la suspension sport optionnelle.
Conclusion
La Série 3 devrait normalement reprendre son rang au chapitre des ventes. Avec un châssis toujours aussi rigide, une tenue de route irréprochable et le souffle agréable de son 6-cylindres, la 335i est la plus « traditionnelle » des nouvelles berlines Série 3.
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Fiche technique
Modèle : BMW Série 3 berline 2012
Prix du modèle essayé : 61 600$
Version à l’essai : 335i Gamme Sport
Transport et préparation : 1 995$
Options : Groupe de luxe (4500$), groupe d’assistance conducteur (800$), groupe BMW Apps (300$), direction variable sport (350$), syntoniseur radio satellite SIRIUS (450$), aide au stationnement (450$), couleur métallisée (800$), BMW Assist avec fonctionnalités Bluetooth (850$), afficheur tête relevée (1500$), suspension sport (400$).
Moteur : 6-cyl. 3,0-litres turbocompressé
Puissance/couple : 300 ch / 300 lb-pi (à 5 000 tr/min)
Transmission : manuelle à six rapports
Suspension (av/ar) : indépendante
Freins (av/ar) : disques ventilés
Direction : à crémaillère assistée
Pneus (av/ar) : (335i) P225/45R18
Garantie de base : 4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur : 4 ans / 80 000 km
Consommation annoncée (ville/route, litres aux 100 km) : 9,8 L/100 km / 6,5 L/100 km
Consommation enregistrée (litres aux 100 km) : 9,9 L/100 km
Modèles concurrents : Audi A4, Cadillac CTS, Infiniti G, Lexus IS, Lincoln MKZ, Mercedes-Benz Classe C, Volvo S60.


























