Plusieurs choix s’offrent à vous, allant du tandem Nissan 370Z Nismo / Infiniti G37 IPL à la BMW Z4 sDrive35is, en passant par la Mercedes-Benz SLK55 AMG, sans oublier une certaine Porsche Cayman R qui n’est pas piquée des vers non plus. Or, tous ces bolides envoient la puissance aux roues arrière uniquement.
Il existe heureusement une option qui offre la tranquillité d’esprit d’une traction intégrale, et ce, avec le même genre de folie sous le capot : j’ai nommé l’Audi TT-RS. Celle-ci constitue l’échelon ultime du célèbre coupé. La version TTS est amplement suffisante pour satisfaire vos envies de vitesses, mais si vous tenez absolument à changer les rapports par vous-même, la TT-RS est la seule option au tableau.
Traitement RS
Comme pour la plupart des modèles RS du constructeur, la TT-RS adopte une silhouette à peine plus agressive que la TTS. Mais, puisqu’il s’agit de la plus aiguisée des TT, le département de design a bien voulu ajouter des pare-chocs avant plus menaçants avec ces énormes ouvertures de part et d’autre de cette grille de calandre qui, de son côté, traverse le bouclier de haut en bas.
La voiture fournie pour cet essai routier était équipée de l’ensemble Titane (voir détails dans la fiche technique) qui commande tout de même 4000$ supplémentaires. De plus, la TT-RS se distingue des autres TT par ses deux échappements ovoïdes à l’arrière – dans ce cas-ci, l’échappement sport de couleur noire équipait la voiture – et l’aileron fixe plus imposant sur le bout du coffre. Bref, si Batman conduisait une TT, elle serait identique à celle-ci.
L’intérieur de 2007
Au point de vue extérieur, la TT vieillit bien, son design étant intemporel. Mais, une petite visite dans l’habitacle confirme qu’il s’agit ici d’un modèle qui est apparu sur nos routes en 2007. La qualité des matériaux est excellente, tout comme l’assemblage, mais si vous comparez l’ensemble aux plus récents produits du constructeur, il y a une marge!
Bien entendu, un coupé sport n’est pas censé être une voiture pratique. La TT-RS ne fait pas exception à cette loi non écrite. Les places de la deuxième rangée sont symboliques, tandis que les espaces de rangement se font rares. Heureusement, la position de conduite est très bonne, tandis que le volant à la base aplatie est un charme à tenir en main. Le levier de vitesse est lui aussi parfaitement placé, même si j’ai trouvé que le pommeau était un peu gros, un détail qui peut facilement s’arranger!
Les sièges de la première rangée sont un peu durs pour les longs trajets et le support latéral n’est pas aussi relevé pour une bombe de cette trempe. Les sièges optionnels du modèle européen seraient un « must » à bord de cette édition spéciale!
Finalement, je dois donner une bonne note au coffre arrière (292 L) même si ce n’est pas le plus volumineux du segment. Quant à la vision latérale, elle n’est pas très bonne, mais bon, puisque vous voulez un coupé sport, cette caractéristique vous importe peu, n’est-ce pas?
Folle mécanique
Tel que mentionné plus haut, la TTS est déjà à priori une excellente imprimante à contraventions, mais les ingénieurs d’Audi en voulaient plus et c’est exactement ce qu’est une TT-RS. Sous le capot, la voiture rend hommage à la première voiture sport du constructeur, l’Ür-quattro. En effet, on y retrouve un 5-cylindres turbocompressé de 2,5-litres de cylindrée à injection directe par-dessus le marché qui développe – tenez-vous bien – 360 chevaux et un couple tout aussi ahurissant de 343 lb-pi. Accouplée à ce moteur, une boîte de transmission manuelle comptant 6 rapports courts s’occupe de vous catapulter sauvagement dans votre siège, tandis que la traction intégrale quattro se charge de vous garder sur la route.
Conçue pour l’Allemagne, un peu moins pour le Québec
Cette version de la TT n’est toutefois pas le genre de voiture à mettre entre les mains de n’importe qui. L’embrayage est d’une lourdeur impressionnante, la direction est chirurgicale et réactive, tandis que les accélérations sont complètement démentielles! D’ailleurs, le son qui émane de cette mécanique à haut régime rappelle « quelque peu » celui de la R8 V10, ce qui n’est pas rien!
À basse vitesse, la TT-RS n’est pas très plaisante à conduire. Cette sportive a été conçue pour rouler à 250 km/h sur l’Autobahn, et non pour se balader sur une route panoramique partiellement bosselée. À ce sujet, sachez que la suspension est d’une fermeté qui plaira aux puristes, mais qui découragera ceux qui veulent une voiture confortable. Notre réseau routier est trop usé par le temps pour ce genre de voiture.
Appuyez sur le petit bouton S logé à côté du levier de vitesse et les performances de la TT-RS sont optimisées : le son de l’échappement est plus rauque et les passages de rapports se font plus efficacement. La tenue de route est elle aussi très étonnante, quoique la largeur des pneumatiques explique en partie ce comportement. Évidemment, le système quattro est lui aussi responsable de cette adhérence hors pair. Et puisqu’il s’agit d’une RS, les freins à disques procurent des freinages très rassurants, si jamais il vous prend l’envie de ne plus respecter les limites de vitesse.
Conclusion
La TT-RS est vraiment une voiture de niche. Livrée avec une boîte manuelle seulement, hyper puissante et peu confortable, la TT-RS est toutefois l’une des voitures les plus musicales que j’ai pu conduire à ce jour. Elle n’a pas le panache d’une R8 V10, mais avec 100 000$ de moins à l’achat, il s’agit d’une redoutable voiture de consolation!
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Fiche technique
Modèle : Audi TT-RS 2012
Prix du modèle essayé : 73 750 $
Équipement optionnel : Ensemble titane (miroirs latéraux en fibre de carbone, ensemble Audi noir et jantes de couleur titane) (4000$), échappement sport (1500$).
Transport et préparation : 1 995 $
Moteur : I5 turbo, 2,5 litres
Puissance/couple : 360 ch / 343 lb-pi
Transmission : manuelle à 6 rapports
Suspension (av/ar) : indépendante / indépendante
Freins (av/ar) : disques ventilés / disques ventilés
Direction : électromécanique, assistée
Pneus (av/ar) : 255/35R19
Garantie de base : 4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur : 4 ans / 80 000 km
Consommation annoncée (ville/route, litres aux 100 km) : 12,3 / 8,1.
Consommation moyenne constatée (litres aux 100 km) : 10,9.
Modèles concurrents : BMW Z4 sDrive35is, Infiniti G37 IPL, Mercedes-Benz SLK55 AMG, Nissan 370Z Nismo, Porsche Cayman R.


























