De tous les constructeurs Japonais, c’est sans doute Mazda qui a eu l’année 2011 la plus difficile. Avec des arrêts de production prolongé en raison des Tsunami et tremblements de terre, Mazda qui fabrique 70% de ses véhicules au Japon a trouvé l’année très difficile et chercher présentement 3 milliards de dollars pour se renflouer.

Les nombreux évènements auxquels Mazda a du faire face en 2011 conduisent à faire appel aux marchés pour financer ses investissements futurs. Le quatrième constructeur japonais veut lever jusqu'à trois milliards pour assainir ses finances et investir dans un nouveau site au Mexique et possiblement en Russie.

Mazda est le plus exposé des constructeurs japonais à l'appréciation du Yen. Il assemble 70 % de ses voitures au Japon et en exporte 90 %, ce qui l'a fortement pénalisé en 2011. Le groupe a également été confronté au tsunami au Japon et aux inondations en Thaïlande, où son usine commune avec Ford a été mise à l'arrêt. En conséquence, il a revu à la hausse ses pertes pour cette année, désormais estimées à 100 milliards de yens.

Pour réduire sa dépendance aux exportations, Mazda prévoit justement de construire une usine au Mexique et de rénover son usine thaïlandaise. Une joint-venture est par ailleurs à l'étude avec le Russe Sollers pour assembler des véhicules à Vladivostok. De plus en plus isolé depuis que Ford a cédé ses titres, Mazda doit lever de l'argent frais pour financer tous ces projets. Les investisseurs, craignant d'être dilués, ont mal accueilli la nouvelle : le titre a décroché de 10 % en bourse.

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