L’histoire de l’automobile est pleine de surprises. Comme cette 275 GTB4 ayant appartenu à Steve McQueen qui vient de refaire surface chez Ferrari pour être remise en état. Apparemment, même son fils Chad l’avait oubliée !

Les porte-paroles de Ferrari Classiche, le département de restauration et d’assistance techniques aux propriétaires de Ferrari « anciennes » établi par Luca di Montezemolo en 2006, annonçait hier avoir reçu cette 275 GTB4 récemment.

Il s’agit d’une automobile dont l’acteur américain « aurait pris livraison à San Francisco durant le tournage du film Bullitt, apprend-on dans le communiqué émis par le fabricant.

Le célèbre film policier a été tourné dans la ville de San Francisco et dans ses environs en avril 1968. Il est plausible de présumer que la Ferrari en question aurait été neuve au moment de la livraison et, donc, qu’elle aurait été millésimée 1968. Ce détail n’est toutefois pas précisé par le fabricant.

De plus, il faut souligner que le propriétaire actuel, que le communiqué n’identifie pas, aurait ramené la voiture aux ateliers de Ferrari pour lui donner une cure de rajeunissement destinée à lui rendre son apparence originale. Un propriétaire antérieur avait fait transformer ce coupé en décapotable !

Or, les porte-paroles de Ferrari Classiche profite de ce cas pour affirmer qu’une Ferrari ancienne constitue un investissement dans la mesure où elle se trouve dans son état original. Pour justifier leur affirmation, ils donnent l’exemple la Ferrari 250 GTO verte construite pour le pilote Britannique Stirling Moss en 1962, qu'un collectionneur  vient de vendre 35 millions de dollars. Une voiture que Moss n’a jamais conduite!

Tout porte à croire que l’actuel propriétaire de cette mystérieuse 275 GTB4 spécule sur le potentiel de l’investissement qu’il a fait.

Une voiture si mystérieuse que les biographes de Steve McQueen ne font pas mention lorsqu’ils énumèrent les voitures qu’il a possédées. Même Chad McQueen, son fils, l’aurait vraisemblablement « oubliée », puisqu’il n’a pas corrigé l’omission de cette Ferrari dans l’ouvrage intitulé McQueen’s Machines publié en 2007 par l’Américain Matt Stone. Un ouvrage maintes fois prisé, qui expose les multiples facettes de la passion que l’acteur américain vouait à l’auto et la moto.

Les histoires de la Ferrari 250 Lusso 1963 et de la 275 GTS/4 NART Spyder qu'il a possédé, elles, sont documentées, mais pas celle de cette GTB4.

Et si McQueen n’avait pas aimé cette voiture, et qu’il s’en serait si rapidement départi que même son fils, encore tout jeune en 1968, l’aurait tout simplement oubliée ? Qui sait. Peut-être qu’un historien de l’automobile ou un archiviste de Ferrari nous en apprendront davantage sur cette GTB4 bientôt. Parions qu’une fois sa restauration terminée, le pedigree de cette voiture deviendra rapidement du domaine public...

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