Avec son système Distronic Plus Traffic Jam Assistant, Mercedes devient l'inventeur du pilote automatique pour la voiture.
On savait que ça allait arriver un jour, on ne savait juste pas que ce jour-là, on serait encore là pour en témoigner de visu : le pilote automatique, cette technologie de l'ère spatiale qui en a fait rigoler plus d'un dans le film Y a-t-il un pilote dans l'avion?, fait le saut dans la voiture.
Mince consolation : dans ce cas-ci, il ne s'agit pas d'une poupée gonflable ayant les traits d'un chauffeur de taxi!
En fait, on écrit « pilote automatique », mais la réalité est un peu plus complexe. Le nom officiel, aussi : Mercedes l'appelle son système Distonic Plus Traffic Jam Assistant. Avec un nom comme celui-là, ça pourrait aussi bien être une technologie automobile futuristique, qu'un grille-pain capable de tartiner lui-même vos toasts matinales…
Mais non, c'est bel et bien un système d'aide à la conduite. Et il aide tellement, en fait, qu'il prend littéralement la place du conducteur, dans certaines conditions.
Essentiellement, le système Distronic Plus est un régulateur de vitesse, auquel on a greffé un capteur logé à l'avant du véhicule. Ce capteur est en mesure de déceler s'il y a une voiture qui précède, et si c'est le cas, il envoie le signal à l'ordinateur de bord, lequel ajuste la vitesse de croisière de la voiture en fonction de celle devant.
Ce n'est pas nouveau : les véhicules haut de gamme en ont tous une version, aux noms plus exotiques les uns que les autres. Ils évitent d'avoir à désactiver le régulateur de vitesse à tout moment, dès qu'un autre automobiliste roulant un peu moins vite se glisse devant soi.
Le Distronic Plus avec l'assistance pour bouchons de circulation, si vous nous permettez la traduction libre, ajoute une dose d'audace à cette technologie, puisqu'elle peut ralentir le véhicule jusqu'au point mort, advenant un bouchon de circulation. En pleine autoroute, c'est plutôt rare, mais à l'heure de pointe, ça peut arriver n'importe où.
Une fois la voiture immobilisée, le système attend un signal du conducteur pour redémarrer. Ce n'est pas bête.
Mais ce n'est pas tout.
À basse vitesse, le véhicule peut non seulement s'ajuster aux véhicules environnants, mais il peut aussi s'ajuster à la direction que prend la route : s'il y a une courbe devant, le système développé par Mercedes le détectera aux mouvements du véhicule qui le précède, et le suivra dans la bonne direction.
Deux caméras mises côte à côte et procurant une vision stéréoscopique de la route permettent au système de deviner la direction de la circulation.
À condition de circuler sous les 40 km/h, le système se chargera donc de diriger la voiture lui-même, sans aucune intervention du conducteur. On recommande évidemment de conserver les mains sur le volant, au cas où le véhicule qui nous précède prendrait une direction qui ne nous intéresse pas (mauvaise autoroute, station d'essence, son entrée de garage personnelle…).
Si la voiture accélère au-delà des 40 km/h tandis que le système est en train de négocier une courbe, il se désengagera progressivement, à mesure que la conduite redeviendra sécuritaire. Naturellement, à tout moment le conducteur peut signaler qu'il reprend le contrôle, et le système se désengagera alors instantanément.